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Prieuré des Bonshommes de Ballots en Mayenne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré

Prieuré des Bonshommes de Ballots

  • La Maison Neuve
  • 53350 Ballots
Propriété privée
53350 Ballots, La Maison Neuve

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
1193
Fondation du prieuré
1196
Première mention écrite
XIVe siècle
Déclin comme annexe
1562
Abandon par les moines
1927
Nom « Petit-Pontmain »
3 octobre 1988
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Celle grandmontaine des Bonhommes (ancienne) (cad. ZX 28 à 30) : inscription par arrêté du 3 octobre 1988

Personnages clés

Maurice II de Craon - Seigneur fondateur Fonda le prieuré en 1193
Claude Ligier - Prieur (1635-1672) Conservait chambre et privilèges
Vivien L'Enfant - Donateur en 1205 Droits de mouture sur un moulin
Simon Chamaillard - Seigneur d'Anthenaise Dona la dîme d’un moulin (1285)

Origine et histoire du Prieuré des Bonshommes

Le prieuré des Bonshommes de Ballots fut fondé en 1193 par Maurice II de Craon, seigneur local, sur une ancienne voie reliant Craon à l'abbaye de la Roë. Appartenant à l’ordre de Grandmont (ou de Saint-Étienne de Muret), il servait d’hôtellerie aux pèlerins et voyageurs entre l’Anjou et la Bretagne. Son nom « Bonshommes » reflète l’appellation courante des moines au XIIe siècle. Le prieuré s’enrichit grâce aux dons des seigneurs de Craon et de bienfaiteurs, recevant terres, rentes en grain, droits de pêche et de mouture, comme en témoignent les chartes de 1196, 1205, ou 1229.

Dès le XIVe siècle, le prieuré devint une annexe de La Haie aux Bonshommes d’Angers. Les guerres de Religion (XVIe siècle) accélérèrent son déclin : les moines l’avaient déjà déserté vers 1562, bien que les habitants de Craon aient demandé leur retour en 1588. Au XVIIe siècle, ses revenus (44 boisseaux de froment, 5 pipes de vin) provenaient de dîmes et d’un fief. Le prieuré abritait aussi des figures comme Claude Ligier, prieur de 1635 à 1672, qui y conservait une chambre et des privilèges de chasse.

Aujourd’hui, il ne subsiste qu’un bâtiment en grès roussard, vestige des celliers, représentant la moitié de l’ensemble originel. L’église, dotée d’une piscine et d’un autel remarquable (disparus après la Révolution), fut détruite à la fin du XIXe siècle. Les cloîtres avaient disparu vers 1700. Le site, situé à 500 mètres de la statue de Notre-Dame-de-Pontmain, est inscrit aux Monuments historiques depuis 1988. Son nom local, « Petit-Pontmain », date de l’installation d’une statue en 1927.

Les mentions historiques du prieuré évoluent avec les époques : Fratres Grandimontis en 1196, Ecclésia Beatea Manae en 1224, ou La Meson Deu en 1314. Ces noms reflètent son ancrage dans la forêt de Craon, où il jouait un rôle à la fois spirituel, économique (via les dons seigneuriaux) et social, comme lieu d’asile — un meurtrier y trouva refuge en 1532.

Liens externes

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