Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ruines de l'église Saint-Pierre et restes du cloître (cad. BI 30) : classement par arrêté du 4 février 1974 - Bâtiment en équerre (à l'exclusion des restes du cloître classés) (cad. BI 30) : inscription par arrêté du 4 février 1974 - Communs ; porterie ; aire du cloître ; anciens jardins en terrasse dominant le prieuré (cad. BI 370 à 373, 30) : inscription par arrêté du 18 avril 1991
Personnages clés
Grécie - Donatrice seigneuriale
Veuf offrant l’église aux moines (XIe siècle)
Jacques Chapillais - Entrepreneur mauriste
Reconstruit les bâtiments en 1710
René Gasnier - Entrepreneur mauriste
Collabore à la reconstruction de 1710
Origine et histoire du Prieuré des Nobis
Le prieuré des Nobis, fondé entre 1097 et 1103 à Montreuil-Bellay, était initialement un prieuré bénédictin affilié aux moines de Saint-Nicolas d’Angers. L’église Saint-Pierre, mentionnée dès le XIe siècle, fut reconstruite vers 1140-1150 et devint un lieu de culte paroissial et prioral. Son histoire est marquée par des destructions répétées, notamment lors des guerres de Religion au XVIe siècle, suivies de restaurations au XVIIe siècle sous l’impulsion des mauristes, qui reconstruisirent entièrement le monastère en 1710 dans un style inspiré de l’abbaye de Saint-Maur-de-Glanfeuil.
Au XVe siècle, l’effondrement partiel de l’église entraîna la construction d’un bas-côté nord, puis sa consécration en 1485. Après la Révolution, l’église, abandonnée, s’écroula progressivement au XIXe siècle, ne laissant que les murs du chœur, du croisillon et du bas-côté nord. Les ruines de l’église et du cloître furent classées monuments historiques en 1974, tandis que les bâtiments conventuels, reconstruits en 1710 par les entrepreneurs Jacques Chapillais et René Gasnier, furent inscrits la même année. Les anciens jardins en terrasse, dominant le prieuré, furent protégés en 1991.
Le prieuré illustre l’évolution architecturale et religieuse de l’Anjou, passant d’un établissement bénédictin médiéval à une reconstruction mauriste classique. Son histoire reflète aussi les bouleversements politiques et religieux de la région, des dons seigneuriaux du XIe siècle aux destructions révolutionnaires. Aujourd’hui propriété de la commune, le site conserve des vestiges majeurs, dont un escalier en vis sans jour et des voûtes d’ogives, témoignages de ses multiples transformations.