Origines du hameau XIIe siècle (≈ 1250)
Un hameau nommé Locus de Rupibus Sancti Pauli est mentionné.
XVIe siècle
Construction du bâtiment prioral
Construction du bâtiment prioral XVIe siècle (≈ 1650)
Le bâtiment principal du prieuré est construit à cette période.
XVIIe siècle
Ajout d'un bâtiment
Ajout d'un bâtiment XVIIe siècle (≈ 1750)
Un bâtiment servant d'habitation est ajouté au sud de la cour.
1768
Suppression du prieuré
Suppression du prieuré 1768 (≈ 1768)
Le prieuré est supprimé par l'archevêque de Tours.
1794-1799
Vente des biens
Vente des biens 1794-1799 (≈ 1797)
Les bâtiments sont vendus comme biens nationaux après la Révolution.
1952
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1952 (≈ 1952)
Les façades et toitures des parties anciennes sont inscrites.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, à l'exception de celles du bâtiment moderne (cad. A3) : inscription par arrêté du 17 avril 1952
Personnages clés
Eustache du Bellay
Prieur du prieuré au milieu du XVIe siècle.
Archevêque de Tours
Responsable de la suppression du prieuré vers 1768.
Origine et histoire du Prieuré des Roches-Saint-Paul
Le prieuré des Roches-Saint-Paul est un ancien prieuré situé dans le hameau éponyme de Ligré, sur le rebord du coteau de la rive gauche de la Vienne. Les vestiges, construits aux XVIe et XVIIe siècles mais partiellement détruits, sont inscrits au titre des monuments historiques en 1952. Le site montre une occupation ancienne : au XIXe siècle on signale un tumulus de l'âge du fer et, au XIIe siècle, un hameau nommé Locus de Rupibus Sancti Pauli. Le prieuré dépendait de l'abbaye Saint-Paul de Cormery et le bâtiment prioral principal date du XVIe siècle; au milieu de ce siècle Eustache du Bellay en était le prieur. Un bâtiment du XVIIe siècle, situé au sud de la cour, servit primitivement d'habitation. Supprimé vers 1768 par l'archevêque de Tours, le prieuré eut ses biens rattachés aux institutions de Chinon (collège ou collégiale Saint-Mexme) et ses bâtiments furent saisis comme biens nationaux à la Révolution avant d'être vendus en plusieurs lots entre 1794 et 1799. Les façades et les toitures des parties les plus anciennes ont été inscrites par arrêté le 17 avril 1952. Les bâtiments se sont dégradés : la chapelle orientale s'est effondrée et a été remplacée par une construction moderne, et en 1968 l'extrémité méridionale de l'aile occidentale ainsi que la tour d'angle qui la flanquait ont été démolies. Le plan conserve deux ailes perpendiculaires, nord-sud et est-ouest, reliées par une tourelle polygonale en encorbellement vers la cour, qui abrite un escalier en vis large de 1,90 m. Le bâtiment prioral du XVIe siècle comportait deux tours à vis, dont l'une polygonale dans l'angle rentrant et l'autre à l'angle sud-est de l'aile ouest; leurs portes sont surmontées d'une grande accolade moulurée garnie de crochets et amortie par un fleuron entre deux pinacles sur des pilastres. À l'angle nord-est de l'aile ouest subsiste une tourelle cylindrique portée en encorbellement par un cul-de-lampe; l'échauguette de l'angle nord-ouest, qui existait autrefois, n'a pas survécu. L'aile occidentale, en moyen appareil de pierre de taille, présente des fenêtres à meneaux ; son extrémité méridionale a disparu, laissant visibles les arrachements du mur gouttereau et une cheminée au premier étage du nouveau pignon. L'aile septentrionale, en moellons calcaires, a connu de nombreux remaniements ; l'église qui la prolongeait à l'est, datant sans doute du XIIe siècle, a été démolie avec son clocher, mais il est possible qu'une crypte subsiste sous le sol du bâtiment moderne qui l'a remplacé. Au total, les vestiges conservent des éléments architecturaux des XVIe et XVIIe siècles témoignant de la fonction priorale et des transformations successives.