Fondation du prieuré XIe siècle (≈ 1150)
Implantation d'un prieuré clunisien dédié à Saint-Blaise.
Milieu du XIIe siècle
Construction église romane
Construction église romane Milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
Édification d'une grande église à trois nefs.
Fin du XIVe siècle
Démolition de l'église
Démolition de l'église Fin du XIVe siècle (≈ 1495)
Destruction de l'église romane à trois nefs.
XVe siècle
Reconstruction chapelle
Reconstruction chapelle XVe siècle (≈ 1550)
Construction de la chapelle actuelle avec réutilisation des matériaux.
1637
Dédicace à Saint-Blaise
Dédicace à Saint-Blaise 1637 (≈ 1637)
L'église est dédiée à Saint-Blaise.
1641
Construction chapelle Sainte-Anne
Construction chapelle Sainte-Anne 1641 (≈ 1641)
Édification d'une chapelle latérale dédiée à Sainte-Anne.
XVIe siècle
Transfert du culte
Transfert du culte XVIe siècle (≈ 1650)
Le culte est transféré dans l'église du prieuré après la ruine de l'église paroissiale Saint-Michel.
1691
Restauration de l'église
Restauration de l'église 1691 (≈ 1691)
Remise en état de l'église par Jean Arlot.
1791
Bénédiction nouvelle église
Bénédiction nouvelle église 1791 (≈ 1791)
Bénédiction de la nouvelle église Saint-Blaise aux Clots.
XIXe siècle
Abandon du prieuré
Abandon du prieuré XIXe siècle (≈ 1865)
Le prieuré est progressivement abandonné et la chapelle Sainte-Anne s'écroule.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges de l'église prieurale (cad. A 530, 531) : inscription par arrêté du 31 juillet 1986 ; Vestiges du prieuré (cad. A 530, 531) : classement par arrêté du 13 août 1986
Personnages clés
J.C. Mège
Archéologue ayant conduit les fouilles de 1977 à 1987.
Jean Arlot
Maître maçon de Rousset ayant restauré l'église en 1691.
Origine et histoire
Les fouilles archéologiques conduites de 1977 à 1987 par J.C. Mège ont mis au jour une très ancienne occupation du site : une chapelle carolingienne édifiée sur les vestiges d’un bâtiment romain, puis arasée au XIe siècle par des moines clunisiens qui ont implanté un prieuré sous le vocable de Saint-Blaise et une église dédiée à Notre-Dame-des-Églises. Au milieu du XIIe siècle fut construite une grande église à trois nefs, démolie vers la fin du XIVe siècle. Au XVe siècle, un four à chaux est installé sur le site, puis une chapelle — l’édifice actuel — est reconstruite à l’emplacement du chœur de l’église priorale romane en réutilisant les matériaux présents. Après la ruine de l’église paroissiale Saint-Michel au XVIe siècle, le culte est transféré dans l’église du prieuré, qui, dédiée d’abord à Notre-Dame puis à Saint-Blaise (1637), devient paroissiale au XVIIe siècle. Une chapelle latérale dédiée à Sainte-Anne est édifiée dans les ruines de l’absidiole sud en 1641, date portée sur la clé de voûte. Lors de la visite pastorale de 1664, la chapelle Saint-Anne est signalée en bon état tandis que l’église apparaissait mal entretenue et partiellement ruinée ; elle est remise en état en 1691 par Jean Arlot, maître maçon de Rousset, et restera en service jusqu’en 1791, date de la bénédiction de la nouvelle église Saint-Blaise, aux Clots. Le prieuré est ensuite peu à peu abandonné et la chapelle Sainte-Anne s’écroule au XIXe siècle. Les fouilles ont permis de restituer le plan de l’église priorale romane et, partiellement, ceux des édifices antérieurs.
Un prieuré est un monastère placé sous l’autorité d’un prieur : il peut être indépendant ou dépendre d’une abbaye plus importante, et le terme désigne aussi le bénéfice paroissial (notamment la dîme) ou, dans les ordres hospitaliers, une circonscription administrative. Les établissements prieural présentent des formes variées — prieurés ruraux, prieurés conventuels ou prieurés-cures — et, selon leur importance et leur autonomie économique et humaine, peuvent évoluer vers le statut d’abbaye. Certains prieurés, de fondation seigneuriale, ont été fortifiés et jouaient un rôle de surveillance et d’attraction pour la population environnante.