Frise chronologique
vers 1100
Première donation
Première donation
vers 1100 (≈ 1100)
Donation de Gautier Ier du Fossat à l’évêque d’Agen.
vers 1130
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
vers 1130 (≈ 1130)
Donation d’Amalvin du Paravis et sa femme.
1522
Réforme de Fontevrault
Réforme de Fontevrault
1522 (≈ 1522)
Adoption de la réforme monastique.
1569
Destruction par les protestants
Destruction par les protestants
1569 (≈ 1569)
Pillage et incendie pendant les guerres.
1570
Reconstruction
Reconstruction
1570 (≈ 1570)
Restauration avec l’aide de Marie de Monluc.
1604
Achèvement du cloître
Achèvement du cloître
1604 (≈ 1604)
Fin des travaux sous Marie de Monluc.
1792
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1792 (≈ 1792)
Dispersion du mobilier et destruction partielle.
1895
Vente de la galerie haute
Vente de la galerie haute
1895 (≈ 1895)
Exportation aux États-Unis.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les restes du cloître : classement par décret du 9 mars 1928 - Ensemble des bâtiments de l'ancien prieuré, avec les murs de clôture et le sol et le sous-sol archéologiques qu'ils délimitent, à l'exception des parties classées (cad. C 31 à 38, 675) : inscription par arrêté du 30 décembre 1994 - Bâtiment abritant la porterie de l'ancien prieuré (cad. C 36) : classement par arrêté du 14 mai 1999
Personnages clés
| Gautier Ier du Fossat - Seigneur et donateur |
Premier donateur vers 1100. |
| Amalvin du Paravis - Donateur fondateur |
Donation vers 1130 pour la fondation. |
| Raymond-Bernard du Fossat - Évêque d’Agen |
Soutien à la fondation (1128-1149). |
| Marie de Monluc - Prieure et restauratrice |
Reconstruction après 1569. |
| Blaise de Monluc - Père de Marie de Monluc |
Aide financière à la restauration. |
| Marguerite de Valois - Bienfaitrice |
Soutien à la reconstruction en 1570. |
Origine et histoire
Le prieuré du Paravis, fondé au XIIe siècle près du confluent de la Garonne et de l’Auvignon, était un prieuré mixte de l’ordre de Fontevraud. Il fut établi grâce à des donations, dont celle d’Amalvin du Paravis et sa femme vers 1130, ainsi que celle de Gautier Ier du Fossat vers 1100. Ce prieuré devint l’un des ensembles monastiques les plus importants d’Aquitaine, avec des bâtiments distincts pour les religieuses (près de l’église) et les moines (à l’ouest, sous le titre de Prieuré Saint-Jean de l’Habit).
Au XVIe siècle, le prieuré adopta la réforme de Fontevrault en 1522 et subit des dégâts durant les guerres de Religion. En 1569, il fut ravagé par les protestants, pillé et incendié, forçant les religieuses à se réfugier à Agen. Il fut reconstruit dès 1570 grâce à l’aide de Marie de Monluc, fille de Blaise de Monluc, et de Marguerite de Valois. Le cloître fut achevé en 1604 sous le priorat de Marie de Monluc, et l’infirmerie reconstruite au XVIIe siècle.
Le prieuré connut plusieurs modifications jusqu’au XVIIIe siècle, dont la construction d’une chapelle en 1728 pour abriter les reliques de sainte Innocence. Vendu comme bien national en 1792, une grande partie de ses bâtiments fut détruite. Aujourd’hui, il reste des vestiges du cloître (classés en 1928), la porterie (classée en 1999), et l’ensemble des bâtiments inscrits en 1994. Le mobilier fut dispersé, comme le retable installé à Lamontjoie ou l’autel déplacé à Ligardes (Gers).
Le prieuré du Paravis est le seul prieuré de moines fontevristes encore existant en France. Son histoire reflète les bouleversements religieux et politiques de l’Aquitaine, depuis sa fondation médiévale jusqu’à sa disparition à la Révolution. Les vestiges actuels témoignent de son importance passée, malgré les destructions et les ventes partielles, comme celle de la galerie haute du cloître aux États-Unis en 1895.