Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Prieuré du Paravis à Feugarolles dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré

Prieuré du Paravis

    D930 Le Paravis, rue du prieuré
    47230 Feugarolles
Propriété privée
Prieuré du Paravis
Prieuré du Paravis
Prieuré du Paravis
Prieuré du Paravis
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1100
Première donation
vers 1130
Fondation du prieuré
1522
Réforme de Fontevrault
1569
Destruction par les protestants
1570
Reconstruction
1604
Achèvement du cloître
1792
Vente comme bien national
1895
Vente de la galerie haute
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les restes du cloître : classement par décret du 9 mars 1928 - Ensemble des bâtiments de l'ancien prieuré, avec les murs de clôture et le sol et le sous-sol archéologiques qu'ils délimitent, à l'exception des parties classées (cad. C 31 à 38, 675) : inscription par arrêté du 30 décembre 1994 - Bâtiment abritant la porterie de l'ancien prieuré (cad. C 36) : classement par arrêté du 14 mai 1999

Personnages clés

Gautier Ier du Fossat - Seigneur et donateur Premier donateur vers 1100.
Amalvin du Paravis - Donateur fondateur Donation vers 1130 pour la fondation.
Raymond-Bernard du Fossat - Évêque d’Agen Soutien à la fondation (1128-1149).
Marie de Monluc - Prieure et restauratrice Reconstruction après 1569.
Blaise de Monluc - Père de Marie de Monluc Aide financière à la restauration.
Marguerite de Valois - Bienfaitrice Soutien à la reconstruction en 1570.

Origine et histoire

Le prieuré du Paravis, fondé au XIIe siècle près du confluent de la Garonne et de l’Auvignon, était un prieuré mixte de l’ordre de Fontevraud. Il fut établi grâce à des donations, dont celle d’Amalvin du Paravis et sa femme vers 1130, ainsi que celle de Gautier Ier du Fossat vers 1100. Ce prieuré devint l’un des ensembles monastiques les plus importants d’Aquitaine, avec des bâtiments distincts pour les religieuses (près de l’église) et les moines (à l’ouest, sous le titre de Prieuré Saint-Jean de l’Habit).

Au XVIe siècle, le prieuré adopta la réforme de Fontevrault en 1522 et subit des dégâts durant les guerres de Religion. En 1569, il fut ravagé par les protestants, pillé et incendié, forçant les religieuses à se réfugier à Agen. Il fut reconstruit dès 1570 grâce à l’aide de Marie de Monluc, fille de Blaise de Monluc, et de Marguerite de Valois. Le cloître fut achevé en 1604 sous le priorat de Marie de Monluc, et l’infirmerie reconstruite au XVIIe siècle.

Le prieuré connut plusieurs modifications jusqu’au XVIIIe siècle, dont la construction d’une chapelle en 1728 pour abriter les reliques de sainte Innocence. Vendu comme bien national en 1792, une grande partie de ses bâtiments fut détruite. Aujourd’hui, il reste des vestiges du cloître (classés en 1928), la porterie (classée en 1999), et l’ensemble des bâtiments inscrits en 1994. Le mobilier fut dispersé, comme le retable installé à Lamontjoie ou l’autel déplacé à Ligardes (Gers).

Le prieuré du Paravis est le seul prieuré de moines fontevristes encore existant en France. Son histoire reflète les bouleversements religieux et politiques de l’Aquitaine, depuis sa fondation médiévale jusqu’à sa disparition à la Révolution. Les vestiges actuels témoignent de son importance passée, malgré les destructions et les ventes partielles, comme celle de la galerie haute du cloître aux États-Unis en 1895.

Liens externes