Prieuré du Paravis à Feugarolles dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré

Prieuré du Paravis

  • D930 Le Paravis, rue du prieuré
  • 47230 Feugarolles
Prieuré du Paravis
Prieuré du Paravis
Prieuré du Paravis
Prieuré du Paravis
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1130
Fondation du prieuré
XIIe siècle
Construction initiale
1298
Échanges avec les Templiers
1522
Réforme de Fontevraud
1570
Reconstruction après incendie
1604
Achèvement du cloître
2e moitié XVIe siècle
Travaux et destruction
1717
Incendie des dépendances
1728
Construction d'une chapelle
1ère moitié XVIIe siècle
Reconstruction de l'infirmerie
XIXe siècle
Transformation et effondrement
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les restes du cloître : classement par décret du 9 mars 1928 - Ensemble des bâtiments de l'ancien prieuré, avec les murs de clôture et le sol et le sous-sol archéologiques qu'ils délimitent, à l'exception des parties classées (cad. C 31 à 38, 675) : inscription par arrêté du 30 décembre 1994 - Bâtiment abritant la porterie de l'ancien prieuré (cad. C 36) : classement par arrêté du 14 mai 1999

Personnages clés

Robert d’Arbrissel Fondateur de l'ordre de Fontevraud, à l'origine de la création du prieuré.
Amalvin de Paravis Donateur ayant contribué à la fondation du prieuré.
Gautier du Fossat Donateur ayant contribué à la fondation du prieuré.
Marie de Monluc Donatrice ayant financé la reconstruction après l'incendie de 1569 et l'achèvement du cloître en 1604.
Marguerite de Valois Donatrice ayant contribué à la reconstruction après l'incendie de 1569.

Origine et histoire du Prieuré du Paravis

Le prieuré du Paravis est un ancien prieuré de Fontevraud situé à Feugarolles, dans le Lot-et-Garonne, implanté au confluent de la Garonne et de l’Auvignon. Fondé vers 1130 après le passage de Robert d’Arbrissel, il doit sa création à des dons, notamment d’Amalvin de Paravis et de Gautier du Fossat, et s’inscrit dans la règle mixte de l’ordre de Fontevraud : les moniales occupaient des bâtiments contigus à l’église et les religieux, établis à l’ouest, formaient le prieuré Saint‑Jean de l’Habit. Le domaine s’est étendu jusqu’à la fin du XIIIe siècle, puis a été restructuré par des échanges, comme celui de 1298 avec les Templiers. L’église, d’origine romane, conserve des murs et des colonnes du XIIe siècle jusqu’au départ de la voûte ; des réparations et aménagements, dont la construction de la voûte et du clocher, ont été réalisés pour réparer des dommages anciens et l’édifice fut de nouveau consacré en 1534. La réforme de Fontevraud est appliquée au Paravis à partir de 1522 et de nombreux travaux se succèdent aux XVe et XVIe siècles : construction du logis de l’habit, édification d’un nouveau logis et d’un escalier de dortoir, et réfection du cloître. En 1569 le prieuré est occupé, pillé et incendié par les protestants, contraignant les religieuses à se réfugier à Agen ; les reconstructions commencent dès 1570 grâce à des dons, notamment de Marie de Monluc et de Marguerite de Valois, et le chœur est orné de peintures. Le cloître et l’aile ouest sont achevés en 1604 sous le priorat de Marie de Monluc, et l’infirmerie est reconstruite au XVIIe siècle avec le produit d’une vente de bois. Un incendie détruit des dépendances et le campanile en 1717, et en 1728 le prieuré reçoit les reliques de sainte Innocente, qui entraînent la construction d’une chapelle accolée à l’abside (désormais disparue). Mis en vente comme bien national à la Révolution, le prieuré voit son mobilier dispersé ; le retable du maître-autel est transféré à l’église Saint‑Louis de Lamontjoie et l’autel de sainte Innocente à l’église de Ligardes (Gers). Au XIXe siècle, la « maison des étrangers » est transformée en maison de maître, dite château du Paravis ; les ailes est et nord du cloître s’effondrent au cours du siècle et la galerie haute du cloître est vendue aux États‑Unis en 1895. Aujourd’hui subsistent principalement la moitié nord-est du cloître, la porterie, l’hôtellerie ainsi que les ruines de l’église et du logis abbatial ; l’entrée du monastère avec la loge de la portière, le vestibule et les parloirs sont également conservés. Le site bénéficie d’une protection aux monuments historiques : le cloître a été classé en 1928, l’ensemble des bâtiments restants (hors parties déjà classées) inscrit en 1994 et l’ancienne porterie classée en 1999. Le prieuré du Paravis est l’un des ensembles monastiques majeurs de l’Aquitaine ancienne et constitue le seul prieuré de moines fontevristes encore existant en France. Des photographies aériennes anciennes documentent l’aspect du cloître lorsqu’il conservait encore son étage.

Liens externes