Fondation de l'asile VIIe siècle (≈ 750)
Création par l'archidiacre Ithar pour écoliers pauvres.
1648
Incendie du prieuré
Incendie du prieuré 1648 (≈ 1648)
Reconstruction avec porte en arc à accolade.
début XVIIIe siècle
Remplacement des Augustins
Remplacement des Augustins début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Arrivée des Minimes après départ des Augustins.
15 juillet 1927
Classement monument historique
Classement monument historique 15 juillet 1927 (≈ 1927)
Inscription des portes, chapelle et lucarnes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deux portes sur rue ; ancienne chapelle ; trois lucarnes du XVIIe siècle : inscription par arrêté du 15 juillet 1927
Personnages clés
Ithar - Archidiacre
Fonda l'asile au VIIe siècle.
Évêque de Maulny - Prélat
Expulsa les écoliers pour les Augustins.
Citoyen Duchange - Acquéreur révolutionnaire
Acheta le prieuré comme bien national.
Origine et histoire du Prieuré du Val-des-Écoliers
Le prieuré du Val-des-Écoliers, situé au 40 rue Vinchon à Laon (Aisne), trouve ses origines au VIIe siècle comme asile pour écoliers pauvres, fondé par l'archidiacre Ithar. À cette époque, l'école de Laon, réputée dans toute l'Europe, attirait de nombreux étudiants. L'évêque de Maulny expulsa les écoliers au profit des Augustins, chapelains du Palais royal, qui prêchaient en la cathédrale. Ce changement marqua la transformation du lieu en prieuré augustinien.
Au XVIIe siècle, après un incendie en 1648, le bâtiment fut reconstruit avec une porte en arc à accolade. Au début du XVIIIe siècle, les Augustins, réduits à un seul membre, furent remplacés par des Minimes. Lors de la Révolution française, le prieuré fut confisqué comme bien national et vendu au citoyen Duchange. En 1927, deux portes sur rue, l'ancienne chapelle et trois lucarnes du XVIIe siècle furent inscrites à l'inventaire des monuments historiques.
Le site conserve des traces architecturales de ses périodes médiévale et classique, notamment la chapelle des XVe–XVIIe siècles. Son histoire reflète les évolutions religieuses et sociales de Laon, depuis son rôle éducatif initial jusqu’à sa sécularisation révolutionnaire. Aujourd’hui, il témoigne du patrimoine religieux et scolaire de la région Hauts-de-France.