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Prieuré du Val Saint-Benoit à Épinac en Saône-et-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Prieuré
Eglise romane et gothique
Saône-et-Loire

Prieuré du Val Saint-Benoit

    Val Saint-Benoît
    71360 Epinac
Propriété privée
Crédit photo : Flobogo - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1237-1238
Fondation du prieuré
5 mars 1240
Inhumation de Gaultier de Sully
1359
Dégâts pendant la guerre de Cent Ans
1541
Destruction du cloître
XVe siècle
Construction de la chapelle des Loges
1705
Suppression du prieuré
23 octobre 1926
Classement monument historique
1973
Lancement de la restauration
1982
Installation des sœurs de Bethléem
2022
40 ans de restauration célébrés
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancienne église et la chapelle qui lui est adossée : classement par arrêté du 23 octobre 1926

Personnages clés

Gaultier de Sully - Seigneur et fondateur Donna le val aux moines en 1237-1238.
Hugues de Sully - Fils de Gaultier, chanoine d’Autun Commanda un bas-relief funéraire pour son père.
Duchesse de Magenta - Propriétaire et mécène Soutint la restauration dans les années 1970.
Raymond Oursel - Historien et archiviste Alerté sur l’état d’abandon du monument.

Origine et histoire

Le prieuré du Val Saint-Benoît fut fondé en 1237-1238 par Gaultier, seigneur de Sully, sa femme et leur fils, qui offrent ce vallon forestier aux moines bénédictins du prieuré de Val-Croissant. L’église est construite rapidement, et Gaultier y est inhumé en 1240. Son fils Hugues, chanoine d’Autun, y fait sculpter un bas-relief funéraire en son honneur. Ce prieuré, filiation de l’abbaye du Val-des-Choues (1197), suit la règle de saint Benoît, chaque moine cultivant une parcelle de terre.

En 1359, pendant la guerre de Cent Ans, le prieuré subit des dégâts causés par les Anglais. Malgré cette épreuve, il prospère jusqu’au début du XVe siècle, période où est édifiée la chapelle des Loges, chef-d’œuvre du gothique flamboyant. Cependant, le déclin s’amorce après 1400, accéléré par le régime de la commende, jusqu’à sa suppression en 1705. Le cloître est détruit en 1541, et le site, abandonné à partir de la fin du XVIIe siècle, tombe en ruine.

La renaissance du prieuré débute dans les années 1970 grâce à la Société des amis des arts et de l’histoire (SAAH) d’Autun, sous l’impulsion de la duchesse de Magenta (propriétaire) et de l’historien Raymond Oursel. Classé monument historique en 1926, le site est restauré à partir de 1973, avec un jubilé célébrant 40 ans de travaux en 2022. Depuis 1982, les sœurs de Bethléem et de l’Assomption de la Vierge y ont établi un monastère, restaurant les lieux et vivant de leur artisanat religieux.

Aujourd’hui, le prieuré allie patrimoine médiéval et vie spirituelle. Son église et sa chapelle des Loges, classées, témoignent de son histoire mouvementée, entre fondations seigneuriales, guerres, déclin monastique et renaissance contemporaine. Les religieuses perpétuent une tradition de prière et de travail manuel, vendant statues, icônes et faïences pour subvenir à leurs besoins.

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