Frise chronologique
XIe-XIIe siècles
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
XIe-XIIe siècles (≈ 1250)
Construction initiale par les Bénédictines.
27 octobre 1941
Classement MH
Classement MH
27 octobre 1941 (≈ 1941)
Protection au titre des monuments historiques.
2020
Intégration touristique
Intégration touristique
2020 (≈ 2020)
Signalétique « Chemins du roman ».
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église communale, la chapelle des Bénédictins et les restes du cloître : classement par arrêté du 27 octobre 1941
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
Le prieuré du Villars, implanté dans la commune du même nom en Saône-et-Loire, est un ancien prieuré bénédictin fondé entre les XIe et XIIe siècles. Son architecture romane se distingue par une particularité unique en Bourgogne : une église à deux nefs accolées (paroissiale et conventuelle) couvertes d’un seul toit. La nef nord, voûtée en berceau brisé, servait à la paroisse, tandis que la nef sud, en berceau plein cintre, abritait les offices des moniales. Le chœur, prolongé d’une abside centrale et de deux absidioles, conserve des éléments lombards caractéristiques.
Classé Monument Historique depuis le 27 octobre 1941, le prieuré intègre en 2020 le réseau des « Chemins du roman en Mâconnais Sud Bourgogne », bénéficiant d’une signalétique touristique dédiée. L’édifice, toujours consacré au culte catholique, dépend du diocèse d’Autun et de la paroisse Saint-Philibert-en-Tournugeois. Son mobilier inclut des statues en bois polychrome (XVIIe siècle) comme saint Nicolas ou sainte Catherine, ainsi que des sculptures en pierre du XVIe siècle, restaurées par une association locale.
L’histoire du prieuré reflète l’influence de l’abbaye de Tournus, dont il dépendait (« prieuré tournusien »). Le clocher carré, orné d’arcatures lombardes, surmonte l’absidiole sud. Après la Révolution, l’église devient communale, tandis que les vestiges du cloître rappellent son passé monastique. Aujourd’hui, le site allie patrimoine religieux, architecture romane et vie paroissiale active, tout en participant à la valorisation touristique du territoire entre Cluny et Tournus.