Fouilles et restaurations 1971-1976 (≈ 1974)
Découvertes par le club Marpen
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Lanville (cad. AH 23) : classement par arrêté du 3 février 1942 ; Les restes de la salle capitulaire et du cloître du prieuré, attenant à l'église de Lanville (cad. AH 23) : classement par arrêté du 28 mai 1942 ; Façades et toitures du corps de logis situé en fond de cour, ainsi que des ailes Nord et Sud ; caves voûtées situées sous le corps de logis et sous l'aile Nord ; perron Est devant le logis ; terrasse Ouest ; pont-escalier à l'Ouest du logis ; bassins situés à l'Ouest du logis (cad. AH 24, 156) : inscription par arrêté du 13 juin 1991
Personnages clés
Girard II - Évêque d’Angoulême
Probable fondateur au XIIe siècle
Club archéologique Marpen - Association de sauvegarde
Fouilles et restaurations (1971-1976)
Origine et histoire
Le prieuré Notre-Dame de Lanville, situé à Marcillac-Lanville en Charente, fut probablement fondé au début du XIIe siècle sous l’autorité de l’évêque d’Angoulême, Girard II. Vers 1120, il adopta la règle des Chanoines réguliers de saint Augustin, dits « chanoines noirs ». Ce prieuré conventuel conserva son indépendance jusqu’en 1652, date à laquelle il fut rattaché à la Congrégation de France, dépendant de l’abbaye Sainte-Geneviève de Paris. Les guerres de Religion, notamment en 1568, endommagèrent gravement les bâtiments et détruisirent une partie des archives, bien que le prieuré ait récupéré ses biens par la suite.
La Révolution française marqua la fin du prieuré : le décret de 1789 sur les biens du clergé, suivi de celui de 1790 supprimant les ordres religieux, entraîna sa dissolution. En 1793, les bâtiments et terres furent vendus comme biens nationaux pour 48 000 livres. L’église devint alors paroissiale, mais sa façade s’effondra en 1904, entraînant la destruction d’une travée de la nef. Une nouvelle façade, plus sobre, fut reconstruite en 1910-1912 grâce à des dons locaux. Les voûtes de la nef, refaites au XVe siècle, s’écroulèrent partiellement en 1942-1943, nécessitant des restaurations ultérieures.
Les vestiges du prieuré, incluant le cloître, la salle capitulaire (XVIe siècle), et le logis prioral (XVIIe-XVIIIe siècles), furent protégés au titre des Monuments Historiques entre 1942 et 1991. Le cloître et la salle capitulaire, en ruine, révélèrent lors de fouilles (1971-1976) une peinture murale et une statue de moine du XVIIe-XVIIIe siècle. Le logis prioral, organisé autour d’une cour, conserve des éléments médiévaux (XIVe-XVe siècles) comme des caves voûtées. L’église, de plan en croix latine, combine des styles roman (clocher, modillons) et gothique (voûtes sur croisée d’ogive), avec une abside surélevée au XVIe siècle.
La restauration du site fut en partie menée par le club archéologique Marpen à partir de 1971, sauvant les vestiges de la destruction. Les stalles du chœur, restaurées en 1977, et les vitraux modernes ajoutés ultérieurement témoignent des efforts de préservation. Malgré les destructions révolutionnaires et les effondrements, le prieuré reste un exemple remarquable de l’architecture monastique augustinienne en Angoumois, mêlant héritage roman et transformations médiévales et classiques.
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