Construction de la chapelle XIIe siècle (≈ 1250)
La chapelle actuelle a été élevée entre 1177 et 1185, présentant une nef unique avec des caractéristiques architecturales distinctes.
XVIe siècle
Ajout d'un logis
Ajout d'un logis XVIe siècle (≈ 1650)
Un corps d'habitation fut accolé à l'ouest de la chapelle, avec des éléments de style Renaissance.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne église : inscription par arrêté du 3 juin 1932
Personnages clés
Henri II Plantagenêt
Roi d'Angleterre qui demanda le rattachement du prieuré à l’abbaye Saint-Florent de Saumur.
Saint Éloi
Saint associé à la fabrication d'une châsse pour saint Martin, donnant son nom au prieuré.
Origine et histoire du Prieuré Saint-Éloi
Le prieuré Saint-Éloi, implanté à la limite du Vieux-Tours, est un ancien prieuré bénédictin d’Indre-et-Loire dont la chapelle est le seul bâtiment conservé après des aménagements successifs. Mentionné dès le Xe siècle sous le nom de prieuré Saint-Jacques de l’Orme Robert, il prend au XIIe siècle le vocable de Saint-Éloi, selon la tradition liée à la fabrication par saint Éloi d’une châsse destinée à saint Martin. La chapelle dépendait du monastère de Saint-Venant et l’abbé de Saint-Martin disposait d’une collation ; à la demande d’Henri II Plantagenêt, le chapitre de Saint-Martin rattacha ensuite le prieuré à l’abbaye Saint-Florent de Saumur. Inscrit à l’inventaire des monuments historiques le 3 juin 1932, le prieuré abrite depuis 1990 la section historique des archives municipales de Tours.
Le site se situe à l’extrémité ouest du boulevard Béranger et au nord de la rue Giraudeau ; à l’origine il se trouvait à plus de 1,5 km des zones urbanisées les plus proches et il occupe plus tard l’angle sud-ouest de l’enceinte bastionnée édifiée au XVIIe siècle. Des caves et de longs souterrains prolongent la chapelle ; ces vestiges ont été mis au jour lors de travaux de terrassement.
La chapelle actuelle a été élevée à la place d’un oratoire primitif, probablement entre 1177 et 1185. Elle présente une nef unique dont les murs gouttereaux se rétractent à mi-longueur, de sorte que la façade ouest est plus large que la façade est, et chaque flanc est éclairé par trois baies insérées entre des contreforts plaqués. Le chevet est plat et percé de deux lancettes entre lesquelles s’insère un oculus, tandis qu’une étroite fenêtre en plein cintre éclaire le pignon.
Au XVe siècle, des travaux de réfection, notamment sur la charpente, ont été entrepris, et au XVIe siècle un corps d’habitation fut accolé à l’ouest de la chapelle. Ce logis, souligné à ses angles par des tourelles cylindriques en encorbellement, est relié par une aile à un pavillon nord de composition symétrique dont les fenêtres sont encadrées de pilastres de style Renaissance. Malgré les nombreuses restaurations, une fenêtre de la phase initiale demeure visible au milieu de la façade ouest, et la sobriété de l’ornementation a contribué à l’unité de l’ensemble.
Vendu comme bien national en 1791 puis transformé en brasserie, l’ensemble a connu au premier quart du XIXe siècle la construction d’une aile reliant deux bâtiments du XVIe siècle et d’un bâtiment accolé au sud-est de l’église, tandis que le XXe siècle a vu la destruction du bâtiment nord-ouest du XVIe siècle et du bâtiment sud-est du XIXe siècle. La ville de Tours conserve dans la chapelle les archives historiques et organise régulièrement des visites publiques, notamment pendant les Journées européennes du patrimoine.
Devenir actuel
Il éberge depuis 1990 la section historique des archives municipales de Tours.