Prieuré Saint-Géraud de Monsempron-Libos dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré Eglise romane

Prieuré Saint-Géraud de Monsempron-Libos

  • 2-14 Rue de la République
  • 47500 Monsempron-Libos
Prieuré Saint-Géraud de Monsempron-Libos
Prieuré Saint-Géraud de Monsempron-Libos
Prieuré Saint-Géraud de Monsempron-Libos
Prieuré Saint-Géraud de Monsempron-Libos
Prieuré Saint-Géraud de Monsempron-Libos
Prieuré Saint-Géraud de Monsempron-Libos
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XVIe siècle
Rénovation et ajout
XVIIIe siècle
Voûtement et modifications
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancien prieuré en totalité, avec l'ancienne aire de cloître et sa galerie néo-gothique vitrée à l'ouest (cad. AI 323, 572) : classement par arrêté du 20 janvier 2009 - Les sols avoisinant le prieuré (parcelles AI 146, 323, 324, 372) ainsi que l'aile des communs du XVIIIe siècle s'étendant à l'ouest de ce prieuré (cad. AI 578, 577) : inscription par arrêté du 20 janvier 2009

Personnages clés

Pierre Dubourg-Noves Historien ayant étudié les campagnes de construction du prieuré.
Yannick Zaballos Expert ayant identifié cinq phases de construction et de transformation du prieuré.
Victor Vigier Architecte ayant restauré le portail ouest et enlevé l'enduit intérieur en 1862.
Paul Gout Architecte ayant mené la restauration de 1898.

Origine et histoire du Prieuré Saint-Géraud

Situé à Monsempron-Libos (Lot-et-Garonne), le prieuré s'accroche au mur nord de l'ancienne église prieurale Saint-Géraud et domine la vallée de la Lémance jusqu'à sa confluence avec le Lot. Ensemble bénédictin dépendant de l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac, il porte le vocable de saint Géraud et, à l'époque moderne, lui est associé celui de saint Eutrope. Le prieuré, de plan en U, a été bâti au XIIe siècle et conserve une galerie de cloître du XIIIe siècle ainsi que des fenêtres à congés et bâtons écotés datant du début du XVIe siècle. À la Révolution, l'aile ouest a été détruite. Selon Pierre Dubourg-Noves, l'édifice roman résulte de trois campagnes : des vestiges de la crypte et d'une église primitive du XIe siècle montrent une vaste nef terminée par un chevet trilobé. La reconstruction du début du XIIe siècle a livré une nef de quatre travées munie de collatéraux, des absidioles suspendues greffées sur les demi-absides du chevet primitif, des arcatures de la partie tournante du chœur, ainsi que l'abside et le bras nord du transept. Vers le milieu du XIIe siècle, la croisée du transept a été couronnée d'une coupole surmontée d'un clocher-tour et deux petites coupoles ovoïdes ont été installées sur la partie tournante du chœur, entraînant le réaménagement et le voûtement de la crypte. Une chapelle a été ajoutée à l'extrémité du bras sud du transept au XIIIe siècle. L'axe de la chapelle a été reconstruit au cours du premier quart du XVIe siècle, période durant laquelle la nef a été remaniée avec des piliers circulaires à chapiteaux gorgerins et tailloirs polygonaux. La voûte de la nef et la partie supérieure du clocher datent du XVIIe siècle. Le portail ouest a été reconstruit en 1654, puis restauré dans la première moitié du XIXe siècle ; l'enduit intérieur a été enlevé sous la direction de l'architecte Vigier en 1862. Une restauration menée en 1898 par l'architecte Paul Gout et l'entrepreneur A. Lemoine a notamment supprimé la salle de défense qui surmontait le bas-côté et le bras sud. Le bâtiment conventuel, accolé au nord de l'église, se compose de trois ailes organisées autour d'un petit cloître. Yannick Zaballos distingue cinq phases de construction et de transformation entre le XIIe siècle et la Révolution : construction des caves et des trois ailes dans la seconde moitié du XIIe siècle ; surélévations de l'aile nord d'un étage et des ailes est et ouest de deux étages à la limite des XIIIe et XIVe siècles, avec l'aménagement d'un escalier en vis dans l'aile ouest ; remaniement des ouvertures à la transition XVe–XVIe siècle avec de grandes croisées décorées dans le style cadurcien ; division de l'ancien réfectoire en trois salles à la charnière des XVIe et XVIIe siècles ; et destruction de l'aile ouest durant la première moitié du XIXe siècle. Aujourd'hui, les vestiges comprennent l'église romane Saint-Géraud et le « château prieural », propriété communale et utilisé pour des expositions, tandis que l'église demeure l'édifice paroissial historique de la paroisse.

Liens externes