Frise chronologique
1790-an XII
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1790-an XII (≈ 12)
Période révolutionnaire, aliénation des biens ecclésiastiques.
1161
Première mention écrite
Première mention écrite
1161 (≈ 1161)
Lettre de l’évêque de Nevers citant *Colmaniacum*.
1164
Confirmation papale
Confirmation papale
1164 (≈ 1164)
Bulle d’Alexandre III pour *ecclesiam de Colmaniaco*.
1841
Rattachement définitif
Rattachement définitif
1841 (≈ 1841)
Intégration à Moulins-Engilbert après 1794.
14 mai 1927
Inscription MH
Inscription MH
14 mai 1927 (≈ 1927)
Protection de l’ensemble du prieuré.
28 avril 1930
Classement MH
Classement MH
28 avril 1930 (≈ 1930)
Protection de l’ancienne église priorale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble du prieuré : inscription par arrêté du 14 mai 1927 ; Ancienne église : classement par arrêté du 28 avril 1930
Personnages clés
| Jean de Salazar - Prieur vers 1500 |
Deviendra abbé de Saint-Martin d’Autun. |
| Nicolas de Chandon - Prieur en 1616 |
Doyen de Mâcon, prieur de Commagny. |
| Alexandre III - Pape (1159–1181) |
Confirme le prieuré par bulle en 1164. |
| Nicolas Alloury - Fermier en 1770 |
Vend les Bains de Saint-Honoré pour le prieuré. |
Origine et histoire
Le prieuré Saint-Hilaire, aussi appelé prieuré de Commagny, est un édifice religieux médiéval situé dans le hameau de Commagny, à Moulins-Engilbert (Nièvre). Fondé au début du XIIe siècle, il servit de chef-lieu de paroisse et de commune jusqu’au XIXe siècle. Son histoire est marquée par son rattachement progressif à Moulins-Engilbert, d’abord en 1794 sous la Révolution, puis définitivement en 1841 après avoir été vendu comme bien national.
L’ensemble architectural comprend une église priorale dédiée à saint Laurent, avec une chapelle latérale vouée à saints Gervais et Protais. Le bras nord du transept se prolonge par un bâtiment conventuel médiéval abritant le logis du prieur. À proximité, un cimetière toujours actif borde le portail de l’église, tandis qu’un second bâtiment, situé au sud, a perdu sa fonction d’origine.
La première trace écrite de Commagny remonte à 1161, dans une lettre de l’évêque de Nevers listant les églises dépendantes de l’abbaye Saint-Martin d’Autun. Cette mention est confirmée en 1164 par une bulle papale d’Alexandre III, puis le prieuré apparaît dans des actes jusqu’au XVe siècle, période où il abrite une école pour les enfants des notables locaux. Après la Révolution, il est vendu comme bien national entre 1790 et l’an XII.
Classé monument historique en deux temps (inscription de l’ensemble en 1927, classement de l’église en 1930), le prieuré illustre l’architecture religieuse rurale bourguignonne. Son histoire reflète aussi les bouleversements institutionnels, de son rôle paroissial médiéval à son intégration moderne dans la commune de Moulins-Engilbert.
Les sources mentionnent quelques prieurs notables, comme Jean de Salazar (début XVIe siècle), devenu abbé de Saint-Martin d’Autun, ou Nicolas de Chandon (1616), également prieur de Saint-Honoré-les-Bains. Ces figures soulignent les liens entre Commagny et d’autres établissements religieux de la région, comme les abbayes d’Autun ou de Bellevaux.