Frise chronologique
XIe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
XIe siècle (≈ 1150)
Par Geoffroy Martel, dépendant de Vendôme
XIIe siècle
Agrandissement de la chapelle
Agrandissement de la chapelle
XIIe siècle (≈ 1250)
Remaniement architectural roman
1380-1385
Transformation en citadelle
Transformation en citadelle
1380-1385 (≈ 1383)
Ajout de murailles et fossés défensifs
1793
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1793 (≈ 1793)
Début de l’abandon du site
1805
Effondrement de la chapelle
Effondrement de la chapelle
1805 (≈ 1805)
Faute d’entretien post-révolutionnaire
1929 et 1951
Protections au titre des Monuments Historiques
Protections au titre des Monuments Historiques
1929 et 1951 (≈ 1951)
Restes de l’église et vestiges inscrits
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Restes de l'église : inscription par arrêté du 6 avril 1929 ; Ensemble des vestiges du prieuré et de son enceinte : inscription par arrêté du 14 novembre 1951
Personnages clés
| Geoffroy Martel - Fondateur du prieuré |
Comte d’Anjou, XIe siècle |
Origine et histoire
Le prieuré Saint-Jean-Baptiste de Villedieu-le-Château fut fondé au XIe siècle par Geoffroy Martel, comte d’Anjou, et placée sous la dépendance de l’abbaye de la Trinité de Vendôme. Ce monument religieux, typique de l’architecture romane primitive, fut agrandi au XIIe siècle, notamment par des remaniements de sa chapelle. Son rôle initial était avant tout spirituel, lié à la vie monastique bénédictine de la région.
Entre 1380 et 1385, pendant la guerre de Cent Ans, le prieuré fut transformé en citadelle défensive, entourée de murailles flanquées de tours, de fossés, et dotée d’un gouverneur. Cette militarisation reflète les tensions politiques et les besoins de protection locale à cette époque. Le logis prioral, accolé à la courtine nord, et un donjon quadrangulaire à l’angle sud-est témoignent encore de cette période.
La Révolution française marqua un tournant tragique pour le prieuré : vendu comme bien national en 1793, il fut abandonné et la chapelle s’effondra en 1805, faute d’entretien. Aujourd’hui, il ne subsiste que des vestiges protégés : les restes de l’église (inscrits en 1929) et l’ensemble des ruines du prieuré et de son enceinte (inscrits en 1951). Le site conserve des traces de son cloître, autrefois situé au nord de l’église, et de son système défensif médiéval.
Le prieuré illustre ainsi une double histoire, à la fois religieuse (vie monastique, dépendance abbatiale) et militaire (citadelle du XIVe siècle). Son état actuel de ruines partielles offre un témoignage fragmentaire mais précieux de ces époques successives, dans un cadre rural préservé du Loir-et-Cher.