Prieuré Saint-Jean-en-Grève de Blois dans le Loir-et-Cher
Patrimoine classéPatrimoine religieuxPrieuré
Prieuré Saint-Jean-en-Grève de Blois
Boulevard Eugène Riffault
41000 Blois
Propriété d'une association
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré XIIe siècle (≈ 1250)
Fondation attribuée à l'abbé Gelduin et mention dans une charte de 1089.
XIIIe siècle
Remaniement des édifices
Remaniement des édifices XIIIe siècle (≈ 1350)
Les édifices semblent avoir été largement remaniés à cette période.
XVIe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle XVIe siècle (≈ 1650)
Le prieuré fut en grande partie détruit pendant les guerres de Religion.
XVIIe siècle
Perte du statut conventuel
Perte du statut conventuel XVIIe siècle (≈ 1750)
Le prieuré perd son statut conventuel pour devenir un prieuré simple.
XVIIIe siècle
Reconstruction et démolition
Reconstruction et démolition XVIIIe siècle (≈ 1850)
Reconstruction des bâtiments et démolition des ruines pour installer le grand séminaire.
XIXe siècle
Transformations majeures
Transformations majeures XIXe siècle (≈ 1865)
Les constructions restantes ont été profondément transformées à cette période.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cellier (cad. CW 175) : inscription par arrêté du 11 août 1992
Personnages clés
Gelduin
Abbé attribué comme fondateur du prieuré au XIIe siècle
Étienne de Blois
Comte de Blois mentionné dans une charte de 1089 confirmant des donations et privilèges au prieuré
Origine et histoire du Prieuré Saint-Jean-en-Grève
Le vaste cellier voûté, dernier vestige de l'ensemble monastique, témoigne de l'ancien prieuré Saint-Jean-en-Grève, dépendant de l'abbaye bénédictine de Pontlevoy. Sa fondation est parfois attribuée à l'abbé Gelduin au XIIe siècle, tandis qu'une charte de 1089 le rattache au comte Étienne de Blois et mentionne la construction d'un prieuré et d'une église. Situé en bordure de la Loire sur la rive droite, il a donné son nom au Faubourg Saint-Jean. La même charte confirme diverses donations et privilèges accordés au prieuré, parmi lesquels deux moulins sur le pont Saint-Louis, la dîme du marché aux légumes, le revenu d'une écluse située devant le prieuré, un droit de pêche le jeudi et des droits de passage et d'exploitation du bois dans les forêts du comté. Ces avantages étaient subordonnés à la présence permanente d'au moins sept moines, condition difficile à maintenir, notamment après les guerres de Religion ; en 1642, il ne restait qu'un seul moine. Le prieuré fut en grande partie détruit pendant les guerres de Religion et les moines, plutôt que de le restaurer, l'abandonnèrent ; il perdit son statut conventuel pour devenir un prieuré simple. Dès 1698, avec l'érection de l'évêché de Blois, son histoire se confondit avec celle de l'évêché et il passa dans la mense épiscopale. La plupart des ruines furent démolies au XVIIIe siècle pour installer le grand séminaire et, vers 1760, les bâtiments furent reconstruits, notamment un grand corps de logis faisant face à la Loire et un corps en retour précédé d'une galerie. Les édifices semblent avoir été largement remaniés aux XIIIe et XVIIIe siècles ; il n'en subsiste aujourd'hui qu'un vaste cellier voûté, remanié au XVIIIe siècle, la grange et le cellier étant classés parmi les monuments historiques et pouvant remonter à cette période. À la Révolution, la chapelle fut démolie et les bâtiments, terres et vignes furent vendus à des particuliers. Les constructions restantes ont ensuite été profondément transformées au XIXe siècle. Actuellement, elles abritent un foyer de réinsertion géré par l'association Saint-Joseph, qui a entrepris une restauration remarquable du cellier médiéval.