Fondation du prieuré 1031 (≈ 1031)
Créé par Arnaud de Vitrabe pour les bénédictins.
XIIIe siècle
Reconstruction médiévale
Reconstruction médiévale XIIIe siècle (≈ 1350)
Église et cloître reconstruits après destructions.
1623
Occupation par les bénédictines
Occupation par les bénédictines 1623 (≈ 1623)
Contre-Réforme : couvent renommé Notre-Dame-de-Grâce.
1845-1865
Restauration de l'église
Restauration de l'église 1845-1865 (≈ 1855)
Travaux majeurs pour préserver l’édifice.
21 mars 1983
Inscription monument historique
Inscription monument historique 21 mars 1983 (≈ 1983)
Protection des façades et vestiges du cloître.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des trois bâtiments conventuels subsistants, ainsi que les restes de la galerie du cloître au rez-de-chaussée (cad. AW 591) : inscription par arrêté du 21 mars 1983
Personnages clés
Arnaud de Vitrabe - Fondateur du prieuré
Donne le site aux bénédictins en 1031.
Origine et histoire du Prieuré Saint-Léger
Le prieuré Saint-Léger de Cognac, fondé en 1031 par Arnaud de Vitrabe, était un prieuré bénédictin dépendant de l’abbaye Saint-Léger d’Ébreuil en Auvergne. Situé dans le diocèse d’Angoulême, il connut un essor important aux XIIe et XIIIe siècles avant d’être partiellement détruit pendant la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion. Abandonné par les moines bénédictins, il fut occupé à partir de 1623 par des bénédictines sous le nom de Notre-Dame-de-Grâce, dans le cadre de la Contre-Réforme.
L’église Saint-Léger, initialement prieurale, et les bâtiments conventuels furent reconstruits aux XIIIe et XVIIIe siècles après des démolitions successives. Aujourd’hui, il subsiste une partie des bâtiments du XVIIe siècle, dont une galerie du cloître à trois côtés et des vestiges de voûtes du XVe siècle. L’un des bâtiments, restauré, accueille la bibliothèque municipale de Cognac, tandis que des éléments comme un escalier à vis et des lucarnes rappellent son architecture monacale.
Le prieuré fut inscrit aux monuments historiques le 21 mars 1983 pour ses façades, toitures et vestiges du cloître. Après la Révolution, le site fut vendu en plusieurs lots avant d’être acquis par la municipalité. Des restaurations majeures de l’église eurent lieu entre 1845 et 1865, préservant ce patrimoine lié à l’histoire religieuse et architecturale de Cognac.
Le prieuré illustre les transformations monacales entre Moyen Âge et époque moderne, marquées par les conflits religieux et les reconstructions. Son occupation successive par des bénédictins puis des bénédictines reflète les évolutions spirituelles et politiques de la région, tandis que sa réutilisation actuelle comme bibliothèque ancré ce lieu dans la vie culturelle contemporaine.