Fondation du prieuré 850 (≈ 850)
Transfert des reliques de Saint-Alpinien et fondation probable du prieuré.
1160-1184
Reconstruction du prieuré
Reconstruction du prieuré 1160-1184 (≈ 1172)
Reconstruction complète de l'ensemble conventuel sous Isembert Escoblart.
1694
État de dégradation
État de dégradation 1694 (≈ 1694)
Inspection révélant l'état de dégradation de l'église et du logis.
1764
Suppression du prieuré
Suppression du prieuré 1764 (≈ 1764)
Le prieuré est supprimé et réuni à la mense abbatiale de Saint-Martial.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Vente des bâtiments du prieuré pendant la Révolution.
1829
Destruction par ouragan
Destruction par ouragan 1829 (≈ 1829)
Un ouragan détruit le clocher et la couverture de la nef.
XIXe siècle
Restaurations majeures
Restaurations majeures XIXe siècle (≈ 1865)
Importantes restaurations de l'église, réfection des maçonneries et des toitures.
1903
Construction du moulin
Construction du moulin 1903 (≈ 1903)
L'actuel moulin est construit, portant la date de 1903.
1984
Classement et inscription
Classement et inscription 1984 (≈ 1984)
Le prieuré fait l'objet d'un classement et d'une inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise abbatiale et bâtiment conventuel Sud-Ouest (cad. A 823) : classement par arrêté du 28 décembre 1984 ; Bâtiment Sud-Est du XVIIIe siècle (cad. A 823) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
Isembert Escoblart
Prieur de 1160 à 1174, responsable de la reconstruction du prieuré.
Saint-Alpinien
Saint dont les reliques ont été transférées à Ruffec, marquant la fondation du prieuré.
Origine et histoire du Prieuré Saint-Martial
Le prieuré Saint-Martial est situé à Ruffec, dans le département de l'Indre. Il dépendait de l'abbaye Saint-Martial de Limoges et aurait été fondé au milieu du IXe siècle, probablement vers 850, lors du transfert des reliques de Saint‑Alpinien de Limoges à Ruffec. L'ensemble conventuel a été entièrement reconstruit entre 1160 et 1184 pour Isembert Escoblart, prieur de 1160 à 1174 et fils du seigneur de Ruffec, qui devint ensuite abbé de Saint‑Martial de Limoges ; les travaux étaient achevés avant 1184, selon une chronique interrompue à cette date. L'église conserve des éléments d'un édifice antérieur du XIe siècle, notamment deux absidioles, et un linteau historié a peut‑être été réemployé sur la façade. Des bâtiments conventuels du XIIe siècle subsistent, en particulier l'hôtellerie, dans laquelle des ouvertures ont été percées au XIXe siècle. Le logis conserve une tour d'escalier du XVe siècle, mais l'essentiel de ses élévations relève d'une réfection de la première moitié du XVIIIe siècle et d'une reprise au XIXe siècle ; le bâtiment sud‑est est en grande partie du XVIIIe siècle tout en ayant conservé la façade occidentale du XIIe siècle. À l'inspection de 1694, l'église et le logis étaient en très mauvais état. Le prieuré fut supprimé en 1764 et réuni à la mense abbatiale de Saint‑Martial ; le projet de destruction des trois premières travées de la nef, autorisé en 1789, ne fut pas réalisé. Les bâtiments furent vendus comme biens nationaux pendant la Révolution : la vente eut lieu en 1791, l'église étant vendue séparément en 1830 au propriétaire des autres bâtiments pour servir de grange. En 1829, un ouragan détruisit le clocher et la couverture de la nef. L'église fit l'objet d'importantes restaurations au cours de la seconde moitié du XIXe siècle : réfection des maçonneries, reprise des toitures — la flèche du clocher fut remplacée par un toit en pavillon —, destruction de l'absidiole sud, percement d'une porte dans le mur du chevet et démolition d'un bâtiment au sud de la cour, le long de la nef. Tout au long du XIXe siècle, la commune revendiqua l'église sans succès. L'actuel moulin porte la date de 1903. Le prieuré fait l'objet d'un classement partiel et d'une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêtés du 28 décembre 1984. Il accueille aujourd'hui un noviciat de bénédictines.