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Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac à Sainte-Anastasie dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré

Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac

  • Saint-Nicolas de Campagnac
  • 30190 Sainte-Anastasie
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
Crédit photo : Petri Krohn - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
30190 Sainte-Anastasie, Saint-Nicolas de Campagnac

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
896
Première mention du hameau
1156
Confirmation royale
1245-1260
Construction du pont
1560
Destruction pendant les guerres de Religion
1583
Prise de la tour par Ferrières
1987
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise ; façades et toitures du bâtiment en équerre attenant à l'église ; façades et toitures de l'ancienne bergerie située dans le bâtiment en équerre bâti au Nord-Est de l'église, à l'exclusion de la maison de maître construite en retour sur l'aile Nord (cad. AO 82) : inscription par arrêté du 6 août 1987

Personnages clés

Louis III l’Aveugle - Roi de Provence Concède le hameau en 896
Pierre d’Arpaillargues - Prieur (XIIIe siècle) Supervise la construction du pont
Guisard Ferrières - Capitaine protestant Prend la tour en 1583
Jacques de Cambronne - Prieur claustral (1621-1697) Restaure les églises dépendantes
Raymond Jordan - Auteur mystique (XIVe siècle) Prévôt d’Uzès et écrivain
François de La Rochefoucauld - Réformateur (1558-1645) Fonde la Congrégation de France

Origine et histoire du Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac

Le prieuré Saint-Nicolas de Campagnac, situé à Sainte-Anastasie dans le Gard, fut édifié entre 896 et 1156, date à laquelle Louis VII confirme sa propriété à l’évêque d’Uzès. Son style architectural suggère une fondation au début du XIIe siècle. Il appartenait à l’Ordre de Saint-Augustin et jouait un rôle clé dans la liaison entre Nîmes et Uzès grâce au pont adjacent, construit par les moines entre 1245 et 1260 sous le priorat de Pierre d’Arpaillargues.

Ravagé lors des guerres de Religion en 1560, le prieuré voit sa chapelle s’effondrer et ses sépultures profanées. La tour de veille, dernier vestige intact, devient un enjeu stratégique : prise en 1583 par le capitaine Guisard Ferrières, elle est reprise deux mois plus tard par les habitants de Nîmes et Uzès, qui exécutent le traître. Le monastère reste désert pendant un demi-siècle, avant d’être restauré par les chanoines réformés au XVIIe siècle.

Au XVe siècle, le prieuré accueille des personnalités ecclésiastiques comme Jacques de Caulers, évêque de Nîmes, qui y prête serment en 1482. Les chanoines adhèrent plus tard à la Congrégation de France (Sainte-Geneviève), impulsée par François de La Rochefoucauld. Le site, inscrit aux monuments historiques en 1987, conserve une église priorale désaffectée, un cimetière détruit en 1863, et des traces de son passé seigneurial, comme les tombes des seigneurs d’Uzès.

Le prieuré posséda des dépendances économiques (moulins, vignes, terres) et des prieurés affiliés, tels Saint-André de Collorgues ou Notre-Dame de Blauzac. Son histoire reflète les tensions religieuses et politiques de la région, entre catholicisme, protestantisme et pouvoir épiscopal. Les épitaphes latines retrouvées, comme celle de Jacques de Cambronne (1697), témoignent de son rôle spirituel et mémoriel.

Parmi les figures marquantes, Raymond Jordan (XIVe siècle), auteur de L’Idiota sapiens, illustre son rayonnement intellectuel. Les armoiries du prieuré — d’azur à saint Nicolas sur un pont d’or — symbolisent son identité augustinienne et son ancrage fluvial. Aujourd’hui, le site protège ses façades, son église et une bergerie médiévale, vestiges d’un patrimoine monastique et architectural majeur en Occitanie.

Liens externes

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