Prieuré Saint-Sardos de Laurenque à Gavaudun dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré Eglise romane

Prieuré Saint-Sardos de Laurenque

  • 55 Laurenque
  • 47150 Gavaudun
Prieuré Saint-Sardos de Laurenque
Prieuré Saint-Sardos de Laurenque
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Prieuré Saint-Sardos de Laurenque
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1153
Mise sous dépendance
XIIe siècle
Construction initiale
1466
Donation pour reconstruction
1569
Incendie du prieuré
Fin du XVe siècle
Destruction et reconstruction
1601
Abandon définitif
XIXe siècle
Ajout de contreforts
1912
Classement historique
1993
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ruines de l'ancien prieuré : église prieurale ; mur de clôture ; pigeonnier avec son four à pain ; sol archéologique (cad. D 743, 666) : inscription par arrêté du 15 septembre 1993

Personnages clés

Eugène III Pape ayant cité le prieuré dans une bulle pontificale en 1153.
Arnaud et Jeanne de Lustrac Donateurs pour la reconstruction du prieuré en 1466.
Denis de Saint-Selve Auteur de l'incendie du prieuré en 1569.
Martin Rigal Prêtre du prieuré brûlé lors de l'incendie de 1569.
Nicolas de Villars Évêque d'Agen signalant l'état de ruine du prieuré en 1601.
Abbé Barrère Historien ayant attribué à tort la construction de l'église au Xe siècle.
Saint Augustin Auteur ayant évoqué le symbole des poissons présents sur la plate-bande inférieure.
Tertullien Auteur ayant évoqué le symbole des poissons présents sur la plate-bande inférieure.

Origine et histoire du Prieuré Saint-Sardos de Laurenque

L'église Saint‑Sardos et Sainte‑Anne de Laurenque, située à Gavaudun (Lot‑et‑Garonne), est un édifice de type roman agenais mentionné en 1153 lors de sa mise sous dépendance du monastère de Sarlat. Elle dépendait d'un prieuré et le village possédait autrefois deux églises : la paroissiale Notre‑Dame (ou Sainte‑Anne de Castelle) et l'église conventuelle dite de Saint‑Sardos. Les études attribuent sa construction au début du XIIe siècle, et non au Xe siècle comme l'affirmait l'abbé Barrère. Petite mais entièrement voûtée, elle a retenu l'attention des historiens de l'art par l'originalité de son ornementation. L'édifice a subi des dommages pendant les guerres de religion et le prieuré aurait été incendié en 1569 ; le service y avait cessé depuis plusieurs décennies au début du XVIIe siècle. La paroisse fut restaurée et porta ensuite le double vocable de Saint‑Sardos (ou Saint‑Sacerdos) et Sainte‑Anne, et des visites épiscopales successives signalent des réparations et des voûtements appréciés. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1912. Sur le plan, l'église présente une croix latine dont les chapelles formant les croisillons ont été ajoutées après la nef. La nef primitive comptait une seule travée à trois compartiments presque carrés : les travées extrêmes sont voûtées en berceau plein cintre tandis que la travée centrale est coiffée d'une coupole sur pendentifs, sous un clocher carré. Le chœur et l'abside en cul‑de‑four sont décorés de neuf arcatures soutenues par des colonnes dont les chapiteaux, de facture fruste, reçoivent les retombées des formerets et des doubleaux. L'abside ne comportait pas de contreforts d'origine ; les contreforts actuels datent du XIXe siècle et le couronnement repose sur des modillons ornés de motifs géométriques ou de têtes grotesques, les pierres intermédiaires étant percées de trous ronds. Au XVe siècle, les murs latéraux situés après le chœur furent percés pour ouvrir deux chapelles latérales carrées qui forment le transept. Le portail occidental, encastré dans un massif en saillie amorti par un cordon de billettes, présente une triple retraite sans tympan, deux colonnes engagées dans les piédroits et quatre bandeaux d'archivolte en plein cintre. Les voussures et plate‑bandes sont ornées d'entrelacs, de rinceaux, de quadrupèdes et de poissons ; sur les impostes figurent deux lions, dont l'un lutte avec un serpent, et un chapiteau représente la tentation au paradis terrestre, tandis que d'autres sculptures sont aujourd'hui détériorées et difficiles à identifier. L'un des éléments décoratifs remarqués est la présence de deux poissons sur la plate‑bande inférieure, symbole chrétien ancien évoqué par des auteurs tels que saint Augustin et Tertullien.

Liens externes