Fondation du prieuré 1049 (≈ 1049)
Par les moines de Charroux près du château.
XVIe siècle
Période des fresques
Période des fresques XVIe siècle (≈ 1650)
Décor peint et fenêtre gothique datés.
1762
Transformation en maison
Transformation en maison 1762 (≈ 1762)
Perte de la fonction religieuse originale.
1990
Acquisition par le département
Acquisition par le département 1990 (≈ 1990)
Découverte des fresques lors de travaux.
22 novembre 1993
Protection des fresques
Protection des fresques 22 novembre 1993 (≈ 1993)
Inscription au titre des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fresque du XVIe siècle et mur la supportant se trouvant au premier étage de l'ancien prieuré (cad. AI 61) : inscription par arrêté du 22 novembre 1993
Personnages clés
Dr Marquet - Historien local
A mentionné les fresques dès 1900.
Moines de l'abbaye de Charroux - Fondateurs du prieuré
Origine monastique en 1049.
Origine et histoire du Prieuré Saint-Sauveur
Le prieuré Saint-Sauveur de Rochechouart, fondé en 1049 par les moines de l'abbaye de Charroux, était initialement situé près du château de Rochechouart, sur le territoire de la paroisse de Biénac. Ce site monastique, aujourd’hui presque entièrement disparu, ne subsiste plus que par une maison transformée au XVIIIe siècle, située place des Halles. En 1990, sa façade banale révélait pourtant une fenêtre en granit aux moulurations gothiques, indiquant une origine ancienne. Les travaux pour y installer le tribunal d’instance ont permis de redécouvrir des fresques du XVIe siècle, mentionnées dès les années 1900 par le Dr Marquet.
Les fresques mises au jour représentent un buste d’homme en costume de l’époque de Louis XII ou François Ier, accompagné de portées musicales et d’un texte. Ces décors, comparables à ceux du château de Rochechouart, ont été protégés en 1993 par un arrêté d’inscription au titre des Monuments Historiques. Bien que la maison ait perdu sa fonction religieuse après 1762, ces peintures, aujourd’hui conservées sous protection, témoignent de l’importance artistique et historique du prieuré, lié à la fois à la vie monastique et à la cour locale.
Le bâtiment, propriété du département de la Haute-Vienne depuis 1990, abrite désormais le tribunal d’instance. Son décor peint, bien que non accessible au public, reste un exemple rare de l’art profane et religieux de la Renaissance en Limousin. La fresque et le mur qui la supporte, classés en 1993, constituent les seuls éléments protégés de cet ancien prieuré, symbole du patrimoine médiéval et renaissant de Rochechouart.