Frise chronologique
XIIe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
XIIe siècle (≈ 1250)
Création comme prieuré féminin bénédictin.
1271
Vingt-trois religieuses recensées
Vingt-trois religieuses recensées
1271 (≈ 1271)
Effectif connu par les archives.
1276
Visites triennales imposées
Visites triennales imposées
1276 (≈ 1276)
Obligation pour l’abbesse de Bonnesaigne.
XIVe siècle
Règle des dix-huit religieuses
Règle des dix-huit religieuses
XIVe siècle (≈ 1450)
Nombre minimal fixé pour le prieuré.
1455
Dépendance confirmée à Bonnesaigne
Dépendance confirmée à Bonnesaigne
1455 (≈ 1455)
Relevait toujours de cette abbaye.
1640
Union définitive à Bonnesaigne
Union définitive à Bonnesaigne
1640 (≈ 1640)
Intégration administrative et religieuse.
30 octobre 1996
Inscription partielle aux MH
Inscription partielle aux MH
30 octobre 1996 (≈ 1996)
Protection de l’église comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 901) : inscription par arrêté du 30 octobre 1996
Personnages clés
| Radegonde de Poitiers - Sainte patronne du prieuré |
Dédicataire du monastère féminin. |
| Abbesses de Bonnesaigne - Autorité religieuse supérieure |
Responsables des visites triennales à partir de 1276. |
Origine et histoire
Le prieuré Sainte-Radegonde de Villevaleix est un ancien prieuré féminin de l’ordre de Saint-Benoît, fondé au XIIe siècle dans le village de Villevaleix, sur la commune de Sainte-Anne-Saint-Priest (Haute-Vienne, Nouvelle-Aquitaine). Dédié à Radegonde de Poitiers, il dépendait de l’abbaye de Bonnesaigne, aux côtés de quatre autres prieurés locaux aujourd’hui disparus. En 1271, on y recensait vingt-trois religieuses, et une règle du XIVe siècle imposait la présence de dix-huit moniales. Son église, de plan rectangulaire à nef unique, présente un portail sud trilobé, une rareté architecturale en Limousin pour cette époque.
L’histoire du prieuré est marquée par des liens étroits avec l’évêché de Limoges. Dès 1276, les abbesses de Bonnesaigne devaient visiter Villevaleix tous les trois ans, et en 1455, le prieuré relevait toujours de cette abbaye, avant d’y être définitivement uni en 1640. À proximité de l’église subsiste une pierre tombale à l’effigie d’une abbesse, témoin de son passé monastique. Au XXe siècle, l’édifice, utilisé comme étable puis hangar agricole, a vu sa toiture remplacée par des tôles métalliques. Partiellement inscrit aux monuments historiques en 1996, il attire l’attention pour son portail sud et sa voûte en berceau brisé.
L’architecture de l’église reflète des caractéristiques romanes limousines, avec une façade occidentale percée d’un portail en arc brisé à trois voussures et chapiteaux lisses. À l’intérieur, des arcades en arc brisé rythment les murs latéraux, tandis qu’un grand arc doubleau sépare la nef du chœur. Malgré son état actuel, le site conserve des éléments remarquables, comme la pierre tombale et les décors sculptés du portail méridional. La Société pour la protection des paysages a alerté sur son devenir en 1973, soulignant son importance patrimoniale.