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Primatiale Sainte Trophime d'Arles dans les Bouches-du-Rhône

Patrimoine classé Patrimoine religieux Primatiale Eglise romane et gothique

Primatiale Sainte Trophime d'Arles

  • 12 Rue du Cloître
  • 13200 Arles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
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Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Primatiale Sainte Trophime dArles
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
13200 Arles, 12 Rue du Cloître

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Vers 1100
Début de la construction
1180–1190
Réalisation du portail historié
Début XIIIe siècle
Remplacement du clocher primitif
1454–1464
Construction du chœur gothique
1789
Fin de l’archidiocèse d’Arles
1840
Classement Monument Historique
1882
Érection en basilique mineure
1981
Inscription à l’UNESCO
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église : classement par liste de 1840 - Le cloître : classement par liste de 1846 - Les bâtiments claustraux entourant le cloître : classement par arrêté du 4 mai 1943 ; Les parties suivantes de l’ensemble canonial d’Arles : les façades et les toitures de l’ancien cellier et de la chambre du capiscol, ainsi que sa courette (situés 26 rue du cloître, figurant au cadastre section AE sour le n°433) ; les façades et toitures de la maison des clercs, dite des tables, ainsi que sa courette (située 20, rue du cloître, figurant au cadastre section AE, sous les n° 435 et 436) ; le corps de porche des chanoines, en totalité (situé 20, rue du Cloître figurant au cadastre section AE sous le n° 532) ; les restes du portail de l’enclos canonial surplombant la rue du Cloître, domaine public non cadastré : inscription par arrêté du 27 octobre 2015 ; Le portail des chanoines, sis 20 rue du Cloître , sur la parcelle n°532, figurant au cadastre section AE : classement par arrêté du 27 avril 2018.

Personnages clés

Prosper Mérimée - Inspecteur des Monuments historiques Classa l’église en 1840
Pierre de Foix - Cardinal-archevêque d’Arles Commanditaire du chœur gothique (1454–1464)
Léon XIII - Pape Érigea Saint-Trophime en basilique (1882)
Henri-Antoine Révoil - Architecte-restaurateur Dirigea les restaurations du XIXe siècle
Louis Finson - Peintre flamand Auteur de trois toiles (1614)
Leonardo Mirano - Sculpteur lombard Créa la *Vierge à l’Enfant* (1619)

Origine et histoire de la Primatiale Sainte Trophime

La basilique primatiale Saint-Trophime d’Arles, édifiée à partir de 1100 sur des vestiges antiques, incarne l’apogée de l’art roman provençal. Sa nef de cinq travées voûtées en berceau brisé, flanquée de bas-côtés étroits, date du milieu du XIIe siècle, tandis que le chœur et le déambulatoire, de style gothique, furent ajoutés au XVe siècle. Le clocher carré, reconstruit au XIIIe siècle puis modifié au XVIIe, domine une croisée de transept surmontée d’une coupole. Le portail historié (1180–1190), joyau sculptural inspiré de l’Antiquité, représente le tétramorphe et des scènes bibliques, faisant écho à l’abbaye de Saint-Gilles.

Adossé à l’église, le cloître Saint-Trophime (XIIe–XIVe siècles) se distingue par ses galeries romanes (nord et est), ornées de sculptures de la seconde moitié du XIIe siècle, et ses galeries gothiques (sud et ouest), achevées sous l’épiscopat de Jean de Rochechouart (1390–1398). Classé monument historique dès 1840, l’ensemble intègre aussi des sarcophages paléochrétiens (IVe–Ve siècles) et des tapisseries d’Aubusson (XVIIe siècle) illustrant la vie de la Vierge. Saint-Trophime, siège de l’archidiocèse jusqu’en 1789, fut érigée en basilique mineure en 1882 par Léon XIII, après avoir été un temple de l’Être suprême pendant la Révolution.

La nef, longue de 40 mètres, révèle des marques de tâcherons et des voûtes reposant sur des doubleaux à ressauts, caractéristiques du XIIe siècle. Sous ses premières travées, des fouilles ont mis au jour des vestiges antiques ou alto-médiévaux, peut-être un entrepôt ou une crypte carolingienne détruite au XVe siècle pour laisser place au chœur gothique. Ce dernier, commandé par le cardinal Pierre de Foix (1454–1464), comprend un déambulatoire et huit chapelles rayonnantes, tandis que des modifications ultérieures, comme la chapelle des Rois (1620), reflètent l’évolution des usages liturgiques.

Le mobilier, en partie dispersé à la Révolution, a été reconstitué au XIXe siècle sous Henri-Antoine Révoil, avec des œuvres issues d’églises supprimées. Parmi les pièces majeures figurent une Vierge à l’Enfant de Leonardo Mirano (1619), des sarcophages paléochrétiens (dont celui de Paulus Geminius, Ve siècle), et une Mise au tombeau du XVIe siècle. Les vitraux, restaurés après 1944, illustrent des saints locaux (Trophime, Étienne) et des scènes mariales, tandis que le cloître, classé en 1846, inspire même un timbre postal en 1935.

Saint-Trophime incarne aussi l’histoire religieuse d’Arles : primitive cathédrale des Gaules, elle abritait les tombes des archevêques depuis Raimond de Montredon (1160). Son déclin institutionnel, acté par le Concordat de 1801, ne lui fit pas perdre ses titres honorifiques. Prospér Mérimée la classa parmi les premiers monuments historiques en 1840, et l’UNESCO l’inscrit en 1981 au patrimoine mondial, soulignant son rôle dans l’art roman méditerranéen et son dialogue avec les vestiges antiques de la ville.

Liens externes

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