Début de la construction 1052 (≈ 1052)
Fondation par dom Gérard de Cluny sur donation.
1059
Charte de fondation
Charte de fondation 1059 (≈ 1059)
Donation officielle de l’église Sainte-Marie.
1130–1135
Tympan de l’Assomption
Tympan de l’Assomption 1130–1135 (≈ 1133)
Sculpture du tympan ouest, thème marial rare.
1213
Approbation papale
Approbation papale 1213 (≈ 1213)
Innocent III confirme la garde comtale.
1559
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur 1559 (≈ 1559)
Destruction partielle église et bâtiments.
1667
Reconstruction Colbert
Reconstruction Colbert 1667 (≈ 1667)
Travaux après l’incendie de 1559.
1791
Fermeture révolutionnaire
Fermeture révolutionnaire 1791 (≈ 1791)
Fin de la vie monastique.
1840
Classement historique
Classement historique 1840 (≈ 1840)
Premier monument protégé en France.
1998
Inscription UNESCO
Inscription UNESCO 1998 (≈ 1998)
Patrimoine mondial (chemins de Compostelle).
2001
Début restauration
Début restauration 2001 (≈ 2001)
Chantier majeur en Bourgogne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Guillaume Ier, comte de Nevers - Fondateur
Dona les terres en 1052.
Dom Gérard de Cluny - Premier prieur
Lance la construction en 1052.
Pierre le Vénérable - Abbé de Cluny
Introduit la fête de la Transfiguration.
Nicolas Colbert - Prieur commendataire
Reconstruit après l’incendie de 1559.
Jacques Nicolas Colbert - Prieur commendataire
Restaure église et cloître au XVIIe.
Cardinal de Bernis - Prieur (1757–1790)
Redonne faste au prieuré.
Dom Robert Mauvielle - Prieur claustral
Mort de la peste en 1628.
Prosper Mérimée - Inspecteur des Monuments
Sauve le prieuré en 1840.
Origine et histoire
Le prieuré Notre-Dame de La Charité-sur-Loire, fondé en 1059 par une donation de Guillaume Ier, comte de Nevers, s’inscrit dans le réseau clunisien comme l’une de ses cinq « filles aînées ». Son église, seconde plus grande de France après Cluny III au Moyen Âge, symbolise le rayonnement de l’ordre bénédictin. Le site, initialement nommé Caritate en 1070, se développe grâce à des donations et possessions, tandis que son chevet à chapelles rayonnantes et sa façade ouest, ornés de tympans romans, témoignent de son importance liturgique et artistique.
Au XIIe siècle, le prieuré subit des modifications majeures, dont la construction d’un déambulatoire. Les tympans, comme celui de l’Assomption de la Vierge (1130–1135) ou de la Transfiguration (1132), illustrent une iconographie rare et une dévotion mariale forte, typique de la liturgie clunisienne. Le monastère, riche et puissant, est cependant marqué par des crises : conflits avec Cluny au XIIIe siècle, destructions lors des guerres des XIVe–XVIe siècles, et un incendie dévastateur en 1559. Les reconstructions partielles, notamment au XVIIe siècle sous les prieurs Colbert, préservent partiellement l’édifice.
La Révolution française ferme le prieuré en 1791. L’église devient paroissiale, tandis que les bâtiments conventuels, vendus, abritent successivment une faïencerie, une fabrique de chaussures et un négoce en vin. Ces occupations industrielles, bien que transformant les lieux, évitent leur destruction. Classé monument historique dès 1840 grâce à Prosper Mérimée, le prieuré est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Depuis 2001, il fait l’objet d’un vaste chantier de restauration.
Les fouilles archéologiques, comme celles de 2015 sur la place Sainte-Croix, révèlent des traces d’un monastère antérieur (Seyr), datant vers l’an 700 et détruit par les raids vikings. L’église Saint-Laurent, dédiée aux reliques, et le cloître, reconstruit après les incendies du XIIIe siècle, complètent cet ensemble. Le prieuré, centre spirituel et économique, possédait même un grenier à sel couvrant quarante-et-une paroisses. Son histoire reflète les dynamiques religieuses, politiques et sociales de la Bourgogne médiévale et moderne.
Parmi les figures marquantes, dom Robert Mauvielle, prieur claustral mort de la peste en 1628, incarne l’engagement des moines dans les crises sanitaires. Les prieurs commendataires, comme Nicolas Colbert ou le cardinal de Bernis (XVIIIe siècle), jouent un rôle clé dans les reconstructions. Le tympan de la Transfiguration, introduit dans la liturgie clunisienne par Pierre le Vénérable, et les stalles du chœur, installées sous Jean de La Magdeleine de Ragny, soulignent l’importance artistique et symbolique du lieu.
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Devenir actuel
Le Prieuré Notre-Dame fait partie des 71 monuments ainsi que 7 portions de chemins sont inscrits depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco sous le titre officiel de « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».
Elle est sur le chemin de la Via Lemovicensis, celle dite « de Vézelay » ou voie limousine.