Circulaire ministérielle 1841 (≈ 1841)
Base du système cellulaire appliqué à Coulommiers.
1851
Début de la construction
Début de la construction 1851 (≈ 1851)
Lancement des travaux selon les plans de Mangeon.
1958
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1958 (≈ 1958)
Fin de son usage comme maison d’arrêt.
17 décembre 1996
Inscription MH
Inscription MH 17 décembre 1996 (≈ 1996)
Protection de l’ancienne prison et son enceinte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne prison, y compris son enceinte et son terrain d'assiette (cad. AX 23, 24) : inscription par arrêté du 17 décembre 1996
Personnages clés
Mangeon - Architecte départemental
Concepteur des plans de la prison en 1851.
Origine et histoire de la Prison
La prison de Coulommiers, située en Île-de-France, fut construite au milieu du XIXe siècle selon les principes du système cellulaire, une innovation pénitentiaire visant à isoler les détenus. Les travaux, lancés en 1851, suivirent les directives de la circulaire ministérielle de 1841, qui promouvait l'emprisonnement individuel comme modèle de réinsertion. L'architecte départemental Mangeon en dessina les plans, intégrant une enceinte et un terrain d’assiette encore visibles aujourd’hui.
Utilisée comme maison d’arrêt jusqu’en 1958, cette prison reflète l’évolution des politiques carcérales sous le Second Empire et la Troisième République. Son inscription aux Monuments Historiques en 1996, couvrant l’ensemble du bâtiment et son enceinte (cadastre AX 23, 24), souligne son importance patrimoniale. Depuis sa fermeture, la municipalité de Coulommiers étudie des projets de réhabilitation pour ce site emblématique, témoin de l’histoire judiciaire française.
Le choix de Coulommiers pour implanter cet établissement s’inscrit dans une logique de décentralisation des lieux de détention, typique du XIXe siècle. La prison, propriété communale depuis sa désaffectation, incarne à la fois les idéaux réformateurs de l’époque et les défis contemporains de reconversion du patrimoine carcéral. Son architecture, conçue pour la surveillance et l’isolement, offre aujourd’hui un témoignage matériel des pratiques pénitentiaires d’antan.