Acquisition du terrain 1760 (≈ 1760)
Achat par la ville pour créer une promenade.
4e quart XVIIIe siècle
Aménagement du Mail
Aménagement du Mail 4e quart XVIIIe siècle (≈ 1887)
Réalisé d’après un projet de Molac.
1922
Érection du monument aux morts
Érection du monument aux morts 1922 (≈ 1922)
Œuvre de l’architecte Lafargue.
27 février 1996
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques 27 février 1996 (≈ 1996)
Inscription de la promenade.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Promenade (cad. AD 111) : inscription par arrêté du 27 février 1996
Personnages clés
Molac - Architecte
Auteur des projets initiaux en 1760.
Lafargue (ou Lafarge) - Architecte
Concepteur du monument aux morts (1922).
Origine et histoire
Le Mail de Josselin est une promenade urbaine aménagée à la fin du XVIIIe siècle, sur un terrain acquis par la ville en 1760. L’architecte Molac propose alors deux projets, dont l’un est retenu pour créer cette esplanade de 3 200 m2, bordée de deux rangées d’arbres et délimitée par un mur. Son accès principal, à l’ouest, se fait par un escalier, tandis qu’à l’est trône aujourd’hui le monument aux morts, ajouté bien plus tard.
Le monument aux morts, érigé en 1922 par l’architecte Lafargue, honore les soldats josselinais tombés lors des conflits du XXe siècle : 104 noms pour la Première Guerre mondiale, 14 pour la Seconde, ainsi que des victimes des guerres d’Indochine et d’Algérie. La colonne en granite, surmontée d’un coq en bronze, porte l’inscription « La Ville de Josselin à ses enfants morts pour la France », suivie des noms gravés par ordre alphabétique.
Classée parmi les rares promenades publiques conservées en Bretagne, cette réalisation du XVIIIe siècle témoigne de l’importance des espaces de sociabilité dans les petites villes d’Ancien Régime. Son inscription aux monuments historiques en 1996 souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son tracé paysager que pour son rôle mémoriel ultérieur.
La localisation du Mail, place de la Résistance (anciennement le long de la rue Lucien-Briend), en fait un lieu central de la ville. Son mur de clôture et sa structure en font un exemple caractéristique d’aménagement urbain pré-révolutionnaire, préservé malgré les transformations ultérieures. Les sources mentionnent une précision de localisation « passable » (note 5/10), sans détails supplémentaires sur d’éventuelles modifications du site.