Frise chronologique
1830
Construction du domaine
Construction du domaine
1830 (≈ 1830)
Aménagement initial du parc et des bâtiments.
12 mai 1860
Achat par Martial Caillebotte
Achat par Martial Caillebotte
12 mai 1860 (≈ 1860)
Acquisition par le père de Gustave Caillebotte.
1870
Occupation militaire
Occupation militaire
1870 (≈ 1870)
Guerre franco-prussienne, résidence réquisitionnée.
1879
Vente du domaine
Vente du domaine
1879 (≈ 1879)
Gustave et Martial Caillebotte se séparent de la propriété.
1973
Rachat par la ville de Yerres
Rachat par la ville de Yerres
1973 (≈ 1973)
Début des restaurations et ouverture au public.
5 octobre 1993
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
5 octobre 1993 (≈ 1993)
Protection partielle du site (maison, orangerie, kiosque, etc.).
2012
Label « Maison des Illustres »
Label « Maison des Illustres »
2012 (≈ 2012)
Reconnaissance par le ministère de la Culture.
2016-2017
Restauration de la maison Caillebotte
Restauration de la maison Caillebotte
2016-2017 (≈ 2017)
Réouverture avec reconstitution de l’atelier du peintre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison de plaisance, la porterie, l'orangerie, la maison suisse, le kiosque avec l'enrochement, la chapelle (cad. AO 32) : inscription par arrêté du 5 octobre 1993
Personnages clés
| Martial Caillebotte (père) - Propriétaire et marchand de draps |
Acheta le domaine en 1860 pour sa famille. |
| Gustave Caillebotte - Peintre impressionniste |
Y réalisa 90 toiles entre 1870 et 1879. |
| Martial Caillebotte (fils) - Frère de Gustave, co-héritier |
Vendit le domaine en 1879 avec son frère. |
| Alfred Caillebotte - Fils de Martial, prêtre |
Chapelle construite pour lui sur le domaine. |
| Jean Baptiste Mathieu Daurelle - Gardien et intendant familial |
Reçut des tableaux de Gustave Caillebotte. |
| Martin-Guillaume Biennais - Orfèvre de Napoléon Ier |
Ancien propriétaire, cousin de la première épouse. |
Origine et histoire
La propriété Caillebotte, située à Yerres (Essonne), est un domaine du XIXe siècle acquis en 1860 par Martial Caillebotte (1799–1874), père du peintre Gustave Caillebotte. Aménagée dans les années 1830 dans un style « à l’anglaise », elle devint un lieu de villégiature pour la famille, où Gustave réalisa près de quatre-vingt-dix toiles entre 1870 et 1879, inspirées par le parc, la rivière Yerres et les fabriques ornementales.
Durant la guerre de 1870, la propriété fut occupée militairement, comme d’autres résidences locales. Après la mort de leurs parents, Gustave et son frère Martial (fils) vendirent le domaine en 1879. La propriété, typique des domaines bourgeoises de l’époque, comprenait une maison néoclassique (le Casin), une orangerie, une ferme ornée, un potager et des éléments pittoresques comme un kiosque chinois ou une chapelle néo-gothique.
Rachetée par la ville de Yerres en 1973, la propriété fut restaurée et ouverte au public. Elle est labellisée « Maison des Illustres » depuis 2012 et propose des expositions dans la Ferme ornée et l’Orangerie. Le parc, classé « ensemble arboré remarquable », abrite un cèdre du Liban et un platane bicentenaires, tandis que le potager, cultivé par une association locale, perpétue l’héritage horticole de Gustave Caillebotte, passionné de jardinage.
La maison Caillebotte, restaurée en 2017, reconstitue l’atelier du peintre et expose des œuvres originales. Les fabriques du parc, comme la glacière sous le kiosque ou la passerelle métallique reconstruite en 2006, illustrent l’esthétique romantique du XIXe siècle. Le site allie patrimoine artistique, historique et naturel, offrant une immersion dans l’univers qui inspira l’un des maîtres de l’impressionnisme.
Parmi les éléments notables, la chapelle Notre-Dame-du-Lierre, construite pour Alfred Caillebotte (fils de Martial, prêtre), fut restaurée en 2016. Le chalet suisse, anciennement laiterie, abrite aujourd’hui un restaurant. La propriété, inscrite partiellement aux monuments historiques en 1993, témoigne du mode de vie de la bourgeoisie industrielle du Second Empire, entre loisirs fluviaux, art et innovation paysagère.