Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Temple protestant de Moncoutant dans les Deux-Sèvres

Deux-Sèvres

Temple protestant de Moncoutant

    80 Avenue du Maréchal Leclerc
    79320 Moncoutant

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1685
Révocation de l'édit de Nantes
1806
Construction du premier temple
1868
Inauguration du temple restauré
1885
Inauguration du temple de la gare
1938
Fusion des Églises réformées
1954
Fusion des paroisses locales
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Philippe Duplessis-Mornay - Théologien calviniste Acheteur du château de Forêt-sur-Sèvre en 1612.
Pierre Thalas - Pasteur protestant Emprisonné sous Louis XIV avant 1685.
Élie Coyault - Pasteur clandestin 30 ans de prison pour sa foi.
Jean Pérochon - Prédicateur laïc Pendu en 1751 pour opinâtreté.
Florentin Puichaud - Maire de Moncoutant Propriétaire du château de « Genève » (1877).
Élie Saurel Lafont - Pasteur actuel En fonction depuis 2020.

Origine et histoire

Le temple protestant de Moncoutant trouve ses racines dans l’adhésion de familles nobles locales à la Réforme protestante dès la Renaissance. Les seigneurs de Pugny et de Vaudoré, ainsi que Philippe Duplessis-Mornay, théologien calviniste, jouent un rôle clé en implantant le culte dans la région. La Chapelle-Saint-Étienne, surnommée la « petite Genève », devient un foyer protestant jusqu’à la révocation de l’édit de Nantes en 1685. Les persécutions s’intensifient sous Louis XIV : le pasteur Pierre Thalas est emprisonné, et 12 hommes de Moncoutant sont condamnés aux galères. Malgré la clandestinité, des protestants comme Élie Coyault (30 ans de prison) ou Jean Pérochon (pendu en 1751) maintiennent leur foi.

La Révolution française de 1789 rétablit la liberté de culte, permettant aux protestants de Moncoutant de s’organiser. Un premier temple est construit en 1806 à la Cournolière, mais saccagé en 1815 lors de la Terreur blanche. En 1858, un cimetière protestant est inauguré, reflétant la ségrégation religieuse de l’époque. La communauté, d’abord desservie par un pasteur partagé avec Saint-Maixent-l’École, obtient son propre ministre en 1839. Le temple de la Cournolière, restauré, est réinauguré en 1868. Le développement du bourg autour de la gare (1868) voit aussi la construction du château de « Genève », aujourd’hui bibliothèque municipale.

En 1884, des familles traditionalistes édifient un second temple près de la gare, indépendant de l’Église concordataire, appelé « Église libre ». Inauguré en 1885, il symbolise la division entre protestants libéraux et évangéliques, issue du synode de 1872. En 1901, une tribune y est ajoutée, et un foyer YMCA ouvre en face. Les deux communautés fusionnent en 1938 au sein de l’Église réformée de France, officialisée à Moncoutant en 1954. Le premier temple est désaffecté en 1978. Aujourd’hui, la paroisse, dirigée depuis 2020 par le pasteur Élie Saurel Lafont, dessert aussi le Bocage vendéen.

Liens externes