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Frise chronologique
1931
Construction du puits
Construction du puits
1931 (≈ 1931)
Réalisé par Achille Knapen, ingénieur belge.
9 décembre 1983
Classement MH
Classement MH
9 décembre 1983 (≈ 1983)
Inventaire supplémentaire des monuments historiques.
XXe siècle (date non précisée)
Label Patrimoine
Label Patrimoine
XXe siècle (date non précisée) (≈ 2007)
Obtention du label « Patrimoine du XXe siècle ».
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Puits aérien (cad. G 440) : inscription par arrêté du 9 décembre 1983
Personnages clés
| Achille Knapen - Ingénieur belge |
Concepteur du puits aérien en 1931. |
Origine et histoire
Le puits aérien de Trans-en-Provence est une structure architecturale originale construite en 1931 par l'ingénieur belge Achille Knapen. Destiné à capter l'humidité de l'air par condensation, ce monument prend la forme d'une tour massive en béton, évoquant un colombier géant. Son principe repose sur un système passif : l'air traverse la partie supérieure, où un filtrage physique extrait la vapeur d'eau, qui se condense ensuite dans une citerne située à la base. Malgré son ambition, le projet échoua en raison d'un différentiel thermique jour-nuit insuffisant dans la région, contrairement à des essais réussis en Afrique.
Conçu comme une solution potentielle pour les zones arides, ce puits aérien utilise des matériaux spécifiques : un mélange de grenailles de porphyre et de mortier de ciment, recouvert d'un enduit où sont insérées des ardoises obliques. Une enveloppe maçonnée de 2,50 mètres d'épaisseur entoure la structure, tandis qu'un vide central de 1 mètre de diamètre sert de puits de collecte. Bien que son efficacité locale ait été nulle, cette expérience a inspiré des recherches ultérieures sur les condensateurs de rosée et les systèmes de récupération d'eau atmosphérique.
Classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 9 décembre 1983, le puits aérien a également obtenu le label « Patrimoine du XXe siècle » dans le Var. Aujourd’hui, il témoigne d’une innovation technique audacieuse, bien que non concluant sur place, et illustre les défis historiques liés à la gestion des ressources en eau. Son architecture unique, à mi-chemin entre l’utilitaire et l’expérimental, en fait un patrimoine industriel remarquable de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le projet s’inscrit dans une série d’essais similaires, comme celui de Montpellier, également infructueux. Pourtant, la technique a trouvé des applications en Afrique, prouvant son potentiel dans des climats plus adaptés. Achille Knapen, à l’origine de ce concept, a marqué l’histoire des innovations hydriques, bien que son œuvre à Trans-en-Provence reste avant tout un symbole des limites technologiques de l’époque face aux contraintes environnementales locales.