Frise chronologique
1889
Ouverture du puits n°1
Ouverture du puits n°1
1889 (≈ 1889)
Puits de recherche, production marginale (SMT)
1892
Forage du puits n°2
Forage du puits n°2
1892 (≈ 1892)
202 m de profondeur, mis en service en 1896
1896
Inauguration du site
Inauguration du site
1896 (≈ 1896)
Exploitation par la Société des mines d'Albi
1902
Pic de production
Pic de production
1902 (≈ 1902)
175 000 tonnes, 1 144 salariés
1905
Fermeture des puits n°1 et 2
Fermeture des puits n°1 et 2
1905 (≈ 1905)
Remplacés par le puits n°3
1985
Fermeture définitive des mines
Fermeture définitive des mines
1985 (≈ 1985)
Fin de l’exploitation dans le Carmausin
1989
Ouverture du musée
Ouverture du musée
1989 (≈ 1989)
Reconversion du puits n°2
1993
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1993 (≈ 1993)
Bâtiments du puits n°2 protégés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiments de surface de l'ancien puits de mine numéro 2, à l'exclusion de la salle d'exposition adjointe récemment (cad. A 3078, 3079) : inscription par arrêté du 7 décembre 1993
Personnages clés
| Émile Grand - Ingénieur |
Développa l’exploitation minière à Campgrand |
| Gustave Petitjean - Ingénieur |
Collabora à la conception du site |
Origine et histoire
Le puits de Campgrand, situé à Cagnac-les-Mines dans le Tarn, est un ensemble minier composé de deux puits (n°1 et n°2) inauguré en 1896 par la Société des mines d'Albi. Initialement implanté sur la commune disparue de Saint-Sernin-lès-Mailhocs, le site fut développé par les ingénieurs Émile Grand et Gustave Petitjean. Le puits n°1, ouvert en 1889, avait une production marginale (moins de 5 000 tonnes/an), tandis que le puits n°2, foré en 1892 (202 m de profondeur), permit une extraction record de 175 000 tonnes en 1902 avec 1 144 ouvriers. La houille était transportée par train vers Albi pour y être traitée.
Les deux puits fermèrent en 1905 au profit du puits n°3, mais le puits n°2 servit ensuite d’aération puis de secours (1979-1985). Le site conserve un chevalement métallique à treillis, une salle des machines avec une machine d'extraction Fournier Mouillon, un ventilateur Rateau et une cheminée en brique de 30 m. Les bâtiments du puits n°1 (réservoir d’eau, ventilateur, pont bascule) subsistent également. L’ensemble illustre les techniques minières de la Révolution industrielle dans le bassin du Carmausin.
Après la fermeture définitive des mines du Carmausin en 1985, le puits n°2 fut transformé en musée de la mine en 1989, intégré au projet de reconversion Cap’Découverte. Classé partiellement aux Monuments Historiques en 1993, le site propose une galerie reconstituée par d’anciens mineurs et des expositions sur l’exploitation charbonnière. La machine d’extraction, toujours en place, était actionnée par un moteur de 250 CV. Le musée s’inscrit dans un pôle mémoire dédié à l’histoire industrielle régionale.
Le puits de Campgrand témoigne de l’âge d’or minier tarnais (fin XIXe – début XXe siècle), marqué par une production intense mais éphémère. La reconversion en espace culturel préserve ce patrimoine technique, tout en évoquant les conditions de travail des gueules noires. Le chevalement, rare exemple conservé en Occitanie, et les machines originales en font un site emblématique de l’archéologie industrielle française.