Frise chronologique
12 juillet 1910
Début du fonçage du puits n°2
Début du fonçage du puits n°2
12 juillet 1910 (≈ 1910)
Commencement des travaux à 36 m du puits n°1.
1913
Début de l'extraction
Début de l'extraction
1913 (≈ 1913)
Première production d'anthracite interrompue par la guerre.
16 octobre 1920
Reprise de l'extraction
Reprise de l'extraction
16 octobre 1920 (≈ 1920)
Reconstruction post-Première Guerre mondiale.
25 mai 1925
Venue d'eau majeure
Venue d'eau majeure
25 mai 1925 (≈ 1925)
Arrêt partiel des chantiers.
1946
Nationalisation
Nationalisation
1946 (≈ 1946)
Intégration au Groupe de Valenciennes.
1955
Modernisation du site
Modernisation du site
1955 (≈ 1955)
Remplacement du chevalement du puits n°2.
1974
Concentration de la fosse La Grange
Concentration de la fosse La Grange
1974 (≈ 1974)
Regroupement des activités minières.
1980
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1980 (≈ 1980)
Fin de l'extraction après 21,9 M de tonnes.
18 mars 2010
Inscription du chevalement
Inscription du chevalement
18 mars 2010 (≈ 2010)
Protection au titre des monuments historiques.
30 juin 2012
Classement UNESCO
Classement UNESCO
30 juin 2012 (≈ 2012)
Patrimoine mondial avec 108 autres sites miniers.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le chevalement du puits n° 2 en totalité (cad. AE 166) : inscription par arrêté du 18 mars 2010
Personnages clés
| Maurice Sabatier - Administrateur de la Compagnie des mines d'Anzin |
Fosse baptisée en son honneur. |
Origine et histoire
La fosse Sabatier, ouverte en 1910 par la Compagnie des mines d'Anzin à Raismes, fut conçue avec deux puits : le n°2 (diamètre 3,65 m) commencé le 12 juillet 1910, et le n°1 trois jours plus tard. Baptisée en hommage à Maurice Sabatier, administrateur de la compagnie, elle atteignit le terrain houiller à 194-200 m de profondeur. L'extraction d'anthracite débuta en 1913, mais la Première Guerre mondiale détruisit les installations.
Reconstruite à l'identique de la fosse Agache, la production repartit en octobre 1920 malgré des venues d'eau récurrentes, comme celle de mai 1925 qui paralysa partiellement l'exploitation. Les chevalements, typiques des années 1920, furent construits par Malissard Taza : celui du puits n°1 (extraction) supportait deux molettes Koepe, tandis que le n°2 (service), plus modeste, dépassait à peine du bâtiment. La production passa de 132 975 tonnes en 1923 à 409 358 en 1939.
Nationalisée en 1946, la fosse fut modernisée en 1955 : le chevalement du puits n°2 fut remplacé par celui de la fosse n°1-1bis de La Clarence (Divion), équipé de deux bigues et d'une poulie Koepe de 1000 chevaux. Elle concentra ensuite les activités des fosses Vicoigne (1957) et La Grange (1974). Après 21,9 millions de tonnes extraites, elle ferma en 1980. Les puits furent remblayés en 1985, et seul le chevalement du puits n°2, inscrit en 2010, subsiste aujourd'hui.
Le site, reconverti en espace naturel, inclut trois terrils (n°174, 175, 175A) et des cités minières classées à l'UNESCO en 2012. L'église Sainte-Cécile, construite en 1924 par les mineurs polonais et reconstruite après un incendie en 1976, complète ce patrimoine. Le chevalement, symbole de l'ère industrielle, est le dernier témoin des installations minières.
La fosse Sabatier illustre l'apogée et le déclin du charbonnage dans le Nord-Pas-de-Calais. Son chevalement, unique vestige avec les terrils et les cités, témoigne de l'architecture minière et de la vie ouvrière. Le site, aujourd'hui dédié à la randonnée, perpétue la mémoire des 21 920 000 tonnes de houille extraites entre 1913 et 1980.