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Puits Ricard de La Grand-Combe dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine industriel Puits de mine

Puits Ricard de La Grand-Combe

  • Rue Victor Fumat
  • 30110 La Grand-Combe
Puits Ricard de La Grand-Combe
Puits Ricard de La Grand-Combe
Puits Ricard de La Grand-Combe
Puits Ricard de La Grand-Combe
Puits Ricard de La Grand-Combe
Puits Ricard de La Grand-Combe
Puits Ricard de La Grand-Combe
Puits Ricard de La Grand-Combe
Puits Ricard de La Grand-Combe
Puits Ricard de La Grand-Combe
Crédit photo : Vpe - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
30110 La Grand-Combe, Rue Victor Fumat

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1932-1935
Creusement du puits
2 décembre 1938
Incendie et destruction
1939
Reconstruction du chevalement
21 octobre 1948
Grève des mineurs
1978
Fermeture du puits
14 mai 2008
Classement monument historique
2010
Restauration du site
septembre 2012
Éclairage nocturne
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ensemble des installations minières du Puits Ricard, à savoir le puits de chevalement et ses annexes, la salle des machines avec celles-ci, le bâtiment des bains - douches (dit aussi "salle des pendus" et actuellement musée du mineur) avec leurs aménagements spécifiques et l'atelier du siège d'exploitation (cad. AL 22, 34, 35, 52, 53) : inscription par arrêté du 14 mai 2008

Personnages clés

Charles Tournay - Ingénieur liégeois Concepteur du chevalement, mort en 1939.
Jules Moch - Ministre socialiste Ordonna l’expulsion des grévistes en 1948.

Origine et histoire du Puits Ricard

Le puits Ricard est un ancien charbonnage situé à La Grand-Combe, dans le département du Gard, en région Occitanie. Creusé entre 1932 et 1935 jusqu’à 801 mètres de profondeur, il fut marqué par un incendie en 1938 qui détruisit son chevalement initial et fit deux victimes. Un nouveau chevalement, conçu par l’ingénieur Charles Tournay, fut érigé en 1939, mais ce dernier y trouva la mort lors d’une chute pendant les travaux. Le site devint un symbole des luttes sociales, notamment lors de la grève des mineurs de 1948, où des affrontements violents opposèrent grévistes et forces de l’ordre.

Le puits Ricard cessa son activité en 1978, mais ses bâtiments furent préservés pour devenir un musée. Inscrit aux monuments historiques en 2008 avec le label Patrimoine du XXe siècle, le site fut restauré en 2010. Il comprend aujourd’hui le chevalement, la machine d’extraction, les bains-douches (dits salle des pendus), et un musée retraçant l’histoire minière locale. Son éclairage nocturne, installé en 2012, met en valeur ce témoignage architectural et industriel des Cévennes.

Le complexe minier s’inscrit dans une histoire plus large, débutée au XIXe siècle avec l’exploitation charbonnière qui donna naissance à la commune de La Grand-Combe en 1846. Les cités ouvrières, les bureaux administratifs et les installations techniques (comme la machine d’extraction Venot de 1948) illustrent l’évolution des techniques et des conditions de vie des mineurs. Après la fermeture en 1978, une partie des installations fut démantelée en 1989-1990, mais le puits Ricard demeura comme un vestige majeur de ce patrimoine industriel.

Liens externes

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