Creusement du puits 1932-1935 (≈ 1934)
Puits foré jusqu’à 801 mètres de profondeur.
2 décembre 1938
Incendie et destruction
Incendie et destruction 2 décembre 1938 (≈ 1938)
Deux morts, chevalement initial détruit.
1939
Reconstruction du chevalement
Reconstruction du chevalement 1939 (≈ 1939)
Nouveau chevalement mi-béton mi-métallique.
21 octobre 1948
Grève des mineurs
Grève des mineurs 21 octobre 1948 (≈ 1948)
Affrontements violents avec les CRS.
1978
Fermeture du puits
Fermeture du puits 1978 (≈ 1978)
Fin de l’exploitation charbonnière.
14 mai 2008
Classement monument historique
Classement monument historique 14 mai 2008 (≈ 2008)
Inscrit avec label *Patrimoine du XXe siècle*.
2010
Restauration du site
Restauration du site 2010 (≈ 2010)
Chantier de préservation des installations.
septembre 2012
Éclairage nocturne
Éclairage nocturne septembre 2012 (≈ 2012)
Mise en valeur architecturale du chevalement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble des installations minières du Puits Ricard, à savoir le puits de chevalement et ses annexes, la salle des machines avec celles-ci, le bâtiment des bains - douches (dit aussi "salle des pendus" et actuellement musée du mineur) avec leurs aménagements spécifiques et l'atelier du siège d'exploitation (cad. AL 22, 34, 35, 52, 53) : inscription par arrêté du 14 mai 2008
Personnages clés
Charles Tournay - Ingénieur liégeois
Concepteur du chevalement, mort en 1939.
Jules Moch - Ministre socialiste
Ordonna l’expulsion des grévistes en 1948.
Origine et histoire du Puits Ricard
Le puits Ricard est un ancien charbonnage situé à La Grand-Combe, dans le département du Gard, en région Occitanie. Creusé entre 1932 et 1935 jusqu’à 801 mètres de profondeur, il fut marqué par un incendie en 1938 qui détruisit son chevalement initial et fit deux victimes. Un nouveau chevalement, conçu par l’ingénieur Charles Tournay, fut érigé en 1939, mais ce dernier y trouva la mort lors d’une chute pendant les travaux. Le site devint un symbole des luttes sociales, notamment lors de la grève des mineurs de 1948, où des affrontements violents opposèrent grévistes et forces de l’ordre.
Le puits Ricard cessa son activité en 1978, mais ses bâtiments furent préservés pour devenir un musée. Inscrit aux monuments historiques en 2008 avec le label Patrimoine du XXe siècle, le site fut restauré en 2010. Il comprend aujourd’hui le chevalement, la machine d’extraction, les bains-douches (dits salle des pendus), et un musée retraçant l’histoire minière locale. Son éclairage nocturne, installé en 2012, met en valeur ce témoignage architectural et industriel des Cévennes.
Le complexe minier s’inscrit dans une histoire plus large, débutée au XIXe siècle avec l’exploitation charbonnière qui donna naissance à la commune de La Grand-Combe en 1846. Les cités ouvrières, les bureaux administratifs et les installations techniques (comme la machine d’extraction Venot de 1948) illustrent l’évolution des techniques et des conditions de vie des mineurs. Après la fermeture en 1978, une partie des installations fut démantelée en 1989-1990, mais le puits Ricard demeura comme un vestige majeur de ce patrimoine industriel.