Débuts de l'exploitation XVIe siècle (≈ 1650)
Exploitation minière sur affleurement ou à faible profondeur signalée.
1885
Découverte du gisement
Découverte du gisement 1885 (≈ 1885)
Un gisement profond a été découvert, menant à un projet de puits double.
1932-1936
Construction du puits
Construction du puits 1932-1936 (≈ 1934)
Le puits Ricard a été creusé et l'ensemble d'extraction a été réalisé.
1935
Ouverture du puits
Ouverture du puits 1935 (≈ 1935)
Le puits Ricard a ouvert après avoir été creusé jusqu'à 801 mètres de profondeur.
1938
Incendie du chevalement
Incendie du chevalement 1938 (≈ 1938)
Un incendie a détruit le chevalement et causé deux décès.
1948
Grève violente
Grève violente 1948 (≈ 1948)
Affrontements violents entre grévistes et forces de l'ordre.
1978
Fin de l'exploitation
Fin de l'exploitation 1978 (≈ 1978)
L'exploitation minière a cessé.
2008
Inscription historique
Inscription historique 2008 (≈ 2008)
Le site a été inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble des installations minières du Puits Ricard, à savoir le puits de chevalement et ses annexes, la salle des machines avec celles-ci, le bâtiment des bains - douches (dit aussi "salle des pendus" et actuellement musée du mineur) avec leurs aménagements spécifiques et l'atelier du siège d'exploitation (cad. AL 22, 34, 35, 52, 53) : inscription par arrêté du 14 mai 2008
Personnages clés
Charles Tournay
Ingénieur responsable de la reconstruction du chevalement, mort accidentellement lors du chantier.
Origine et histoire du Puits Ricard
Le puits Ricard est un ancien charbonnage situé 51, rue des Poilus, dans la vallée Ricard à La Grand-Combe (Gard, Occitanie). L'exploitation minière s'est développée sur ce territoire dès le début du XIXe siècle, contribuant à la création de la commune en 1846 ; des exploitations sur affleurement ou à faible profondeur sont signalées depuis le XVIe siècle. Un gisement profond ayant été découvert en 1885, un projet de puits double fut envisagé dès 1896, mais l'ensemble d'extraction tel qu'on le connaît fut réalisé entre 1932 et 1936. Le puits Ricard a été creusé de 1932 à 1935 jusqu'à 801 mètres de profondeur et a ouvert en 1935. Le 2 décembre 1938, un incendie détruisit le chevalement et causa deux décès ; le chevalement fut ensuite reconstruit sous une forme mixte béton-métal dont la réalisation est attribuée à l'ingénieur Charles Tournay, mort accidentellement lors du chantier. Le site fut rénové et complété après la Libération par de nouvelles cités ouvrières, le puits de la verrerie et des installations de traitement ; un poste de transformation construit par Lesoeur date de 1951. L'exploitation cessa en 1978, une grande partie des installations fut démantelée en 1989-1990, puis le carreau de mine fut transformé en musée ; le site a été inscrit au titre des monuments historiques le 14 mai 2008 et labellisé « Patrimoine du XXe siècle », puis restauré en 2010, le chevalement bénéficiant d'un éclairage nocturne à partir de septembre 2012. Le puits Ricard a également été le théâtre d'affrontements violents lors de la grève de 1948 entre grévistes et forces de l'ordre, entraînant de nombreux blessés. Les bâtiments conservés — chevalement, puits, machine d'extraction, salle des machines, bains-douches (salle des pendus) et annexes — gardent des machines et équipements permettant d'évoquer les techniques minières de l'époque. Parmi les matériels présents figurent une machine d'extraction Venot équipée en 1948 d'un moteur C.E.M. de 1 200 ch et un convertisseur C.E.M., ainsi que des compresseurs Sullivan Geco et Dujardin Jeumont de 1936 et un compresseur Bellis Morcom de 1948. Le site appartient à l'ensemble industriel des mines de La Grand-Combe et des archives privées liées au charbonnage sont conservées à La Grand-Combe (Gard).