Frise chronologique
XVIIe siècle
Construction de la pyramide
Construction de la pyramide
XVIIe siècle (≈ 1750)
Érection par les États du Languedoc
2 février 2010
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
2 février 2010 (≈ 2010)
Protection officielle du monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La pyramide marquant la limite de la Guyenne et du Languedoc, située en bordure du chemin de Moroncazal (cad. domaine public, non cadastré, limitrophe des parcelles AO2 920, 922, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 2 février 2010
Personnages clés
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Origine et histoire
La pyramide de démarcation de la Guyenne et du Languedoc à Noé est un monument historique érigé au XVIIe siècle pour matérialiser la frontière entre ces deux provinces. Sur un socle de pierre reposant sur trois marches, s'élève une pyramide à quatre faces, surmontée d'une boule et d'une aiguille de fer. Ce type d'obélisque était utilisé par les États du Languedoc pour délimiter leur territoire avec celui de la Guyenne.
À l'origine située en bordure du chemin de Moroncazal, la pyramide a été déplacée lors de la construction de l'autoroute RN 117, pour être installée sur la commune de Noé. Ce déplacement a permis sa préservation tout en l'intégrant dans un contexte routier moderne. L'édifice, propriété de la commune, a été inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 2 février 2010.
Les obélisques comme celui de Noé illustraient les tensions et les besoins administratifs de délimitation entre provinces sous l'Ancien Régime. Leur présence reflétait aussi une volonté de marquer symboliquement les territoires, souvent source de conflits fiscaux ou juridiques. Aujourd'hui, ce monument reste un témoignage rare de ces pratiques historiques, accessible depuis la route de Toulouse à Noé.