Frise chronologique
1745
Bataille de Fontenoy
Bataille de Fontenoy
1745 (≈ 1745)
Victoire française commémorée par l'obélisque.
1750
Construction de l'obélisque
Construction de l'obélisque
1750 (≈ 1750)
Érection en l'honneur de Louis XV.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments classés.
1888
Restauration
Restauration
1888 (≈ 1888)
Travaux dirigés par Charles Marteau.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pyramide de Fontenoy : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Louis XV - Roi de France |
Séjourna à Cysoing en 1745. |
| Charles Wastelain - Jésuite et architecte |
A dessiné les plans de l'obélisque. |
| Nicolas Desmoulain - Sculpteur |
A réalisé l'obélisque en pierre bleue. |
| François-Joseph Théry de Gricourt - Chanoine et dessinateur |
A documenté le monument après 1770. |
| Charles Marteau - Restaurateur |
Dirigea les travaux en 1888. |
Origine et histoire
La pyramide de Fontenoy, bien que nommée ainsi, est en réalité un obélisque de 17 mètres de haut construit en pierre bleue des carrières de Basècles. Érigé en 1750 dans le parc de l'abbaye Saint-Calixte de Cysoing, ce monument commémore le séjour du roi Louis XV dans cette abbaye au début de la campagne militaire contre les Pays-Bas autrichiens. La victoire française à la bataille de Fontenoy en mai 1745, point culminant de cette campagne, est ainsi célébrée par cet édifice.
L'obélisque, conçu par le père jésuite Charles Wastelain de Lille et sculpté par Nicolas Desmoulain, repose sur une base triangulaire. À l'origine, huit allées en étoile, bordées de haies de charmilles, structuraient l'espace autour du monument. Ces aménagements paysagers, documentés par des dessins du chanoine François-Joseph Théry de Gricourt après deux décennies d'existence, reflétaient une volonté de symétrie et de grandeur caractéristique du XVIIIe siècle.
Classé monument historique dès 1840 sur la première liste officielle, l'obélisque a fait l'objet d'une restauration en 1888 sous la direction de Charles Marteau. Son emplacement actuel, au cœur du parc abbatial, rappelle le rôle de Cysoing comme lieu de résidence royale pendant les conflits du XVIIIe siècle. Les sources historiques, comme les ouvrages de Louis Wartel (1752) ou Henri Bruneel (1850), attestent de son importance symbolique pour la monarchie française.
La pierre bleue utilisée, réputée comme la meilleure du Hainaut, et les plans géométriques initiaux soulignent l'ambition artistique et politique de ce monument. Bien que son nom évoque une pyramide, sa forme obélisque s'inscrit dans une tradition commémorative classique, liée aux victoires militaires. Aujourd'hui, il reste un témoignage architectural majeur de l'histoire des Hauts-de-France et de son patrimoine royal.