Recommandation de Colbert 1699 (≈ 1699)
Publication recommandant des repères forestiers.
1769
Ouverture de la route Georges-d'Amboise
Ouverture de la route Georges-d'Amboise 1769 (≈ 1769)
Voie traversant la forêt de Loches.
années 1770
Construction des pyramides
Construction des pyramides années 1770 (≈ 1770)
Édification des quatre monuments de chasse.
26 novembre 1956
Inscription monument historique
Inscription monument historique 26 novembre 1956 (≈ 1956)
Protection officielle de la pyramide de Montaigu.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pyramide de Montaigu : inscription par arrêté du 26 novembre 1956
Personnages clés
Jean-Baptiste Colbert - Contrôleur général des finances
A recommandé des repères forestiers en 1699.
Cabanel d'Anglure - Grand maître des eaux et forêts
A décidé la construction des pyramides.
Origine et histoire de la Pyramide de Montaigu
La pyramide de Montaigu fait partie des quatre pyramides de la forêt de Loches, construites dans les années 1770 pour servir de points de ralliement aux équipages de chasse à courre. Ces monuments en pierre, alignés le long de la route forestière Georges-d'Amboise, ont été érigés après l'ouverture de cette voie en 1769. Leur construction fut décidée par le grand maître des eaux et forêts Cabanel d'Anglure, s'inspirant des recommandations de Colbert en 1699 pour faciliter les déplacements dans les forêts royales.
La pyramide de Montaigu se distingue par son socle cubique orné d'encadrements, supportant une pyramide élancée couronnée d'une sphère. Elle doit son nom à sa proximité avec l'ancien fief de Montaigu, situé sur la commune voisine de Genillé. Comme les autres pyramides, elle a été classée monument historique en 1956, soulignant son importance patrimoniale et son lien avec l'histoire cynégétique de la région.
Ces édifices reflètent l'organisation des chasses royales et aristocratiques sous l'Ancien Régime, où la forêt de Loches était un territoire privilégié pour cette activité. Leur alignement le long d'une route forestière illustre aussi l'aménagement méthodique des espaces naturels à des fins pratiques et symboliques.
La pyramide de Montaigu, avec ses trois consœurs, témoigne de l'architecture utilitaire du XVIIIe siècle, mêlant fonctionnalité et esthétique. Leur préservation permet aujourd'hui d'étudier les pratiques sociales et les techniques de construction de l'époque, tout en offrant un patrimoine visuel remarquable au cœur de la forêt.
Leur inscription aux monuments historiques entre 1956 et 1958 a permis de protéger ces édifices, souvent méconnus mais emblématiques du patrimoine forestier et cynégétique français. Leur état de conservation actuel varie, certaines ayant bénéficié de restaurations, comme la reconstitution récente de la sphère sommitale de la pyramide des Chartreux.