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Pyramide sur le pont de Saint-Sulpice à Saint-Sulpice-de-Cognac en Charente

Patrimoine classé Monument Patrimoine protestant

Pyramide sur le pont de Saint-Sulpice à Saint-Sulpice-de-Cognac

    R.N. 731
    16370 Saint-Sulpice-de-Cognac
Propriété de la commune
Pyramide sur le pont de Saint-Sulpice à Saint-Sulpice-de-Cognac
Pyramide sur le pont de Saint-Sulpice à Saint-Sulpice-de-Cognac
Crédit photo : Rosier - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1569
Bataille de Jarnac
1651
Affrontement de la Fronde
XVIIIe siècle
Construction de la pyramide
24 mai 1965
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pyramide sur le pont de l'Antenne : inscription par arrêté du 24 mai 1965

Personnages clés

Gaspard II de Coligny - Amiral et chef protestant Organisa la retraite après Jarnac sur ce pont.
Molleville - Maréchal de camp Défit les avant-postes de Condé en 1651.
Henri de Lorraine-Harcourt - Comte d'Harcourt Commanditaire des troupes victorieuses en 1651.
Prince de Condé - Chef militaire frondeur Ses avant-postes vaincus sur le pont.

Origine et histoire

La pyramide de Saint-Sulpice est un monument commémoratif situé sur le parapet du pont de Saint-Sulpice, à cheval entre les communes de Saint-Sulpice-de-Cognac et Cherves-Richemont en Charente. Ce pont, reconstruit aux XVIe et XIXe siècles, enjambait autrefois la voie romaine reliant Saintes à Lyon. La pyramide, érigée au XVIIIe siècle, marque un lieu stratégique où se déroulèrent deux événements militaires majeurs : le rassemblement des troupes protestantes après la bataille de Jarnac (1569), et une escarmouche de la Fronde en 1651.

Le monument commémore d’abord la retraite des forces protestantes menées par l’amiral Gaspard II de Coligny, qui y organisa le repli vers Saint-Jean-d’Angély après leur défaite à Jarnac. Un siècle plus tard, le même pont fut le théâtre d’un affrontement entre les avant-postes du prince de Condé et les troupes du maréchal de camp Molleville, sous les ordres du comte d’Harcourt. Ces événements, symbolisés par la pyramide, soulignent l’importance stratégique de ce point de franchissement sur l’Antenne.

Classée monument historique en 1965, la pyramide a subi plusieurs dégradations dues à des collisions avec des véhicules, entraînant son déplacement temporaire. Elle fut restaurée et replacée après la création d’une déviation routière, préservant ainsi ce témoignage des conflits religieux et politiques qui marquèrent la région. Aujourd’hui, elle marque aussi la limite communale entre Saint-Sulpice-de-Cognac et Cherves-Richemont, tout en rappelant, selon la tradition locale, l’emplacement d’une ancienne croix disparue.

Architecturalement, le pont repose sur cinq arches séparées par des pleins servant de fondations, sans radier apparent. La pyramide, initialement surmontée d’une croix selon les sources orales, trône sur le parapet nord. Son inscription au titre des monuments historiques en 1965 reconnaît sa valeur patrimoniale, liée à la fois à son histoire mouvementée et à son rôle de repère territorial.

Liens externes