Pyramide sur le pont de Saint-Sulpice à Saint-Sulpice-de-Cognac en Charente

Patrimoine classé Monument Patrimoine protestant

Pyramide sur le pont de Saint-Sulpice à Saint-Sulpice-de-Cognac

  • R.N. 731
  • 16370 Saint-Sulpice-de-Cognac
Pyramide sur le pont de Saint-Sulpice à Saint-Sulpice-de-Cognac
Pyramide sur le pont de Saint-Sulpice à Saint-Sulpice-de-Cognac
Crédit photo : Rosier - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Reconstruction du pont
1651
Bataille de la Fronde
XVIIIe siècle
Érection de la pyramide
1965
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pyramide sur le pont de l'Antenne : inscription par arrêté du 24 mai 1965

Personnages clés

Gaspard II de Coligny Amiral protestant ayant rassemblée les restes de son armée sur le pont.
Molleville Maréchal de camp ayant combattu pendant la Fronde.
Henri de Lorraine-Harcourt Chef de l'armée pendant la Fronde.
Prince de Condé Chef des avant-postes culbutés pendant la Fronde.

Origine et histoire de la Pyramide sur le pont de Saint-Sulpice

La pyramide sur le pont de l'Antenne se dresse sur le parapet nord de l'ancien pont dit pont de Saint-Sulpice, à Saint-Sulpice-de-Cognac, en Charente. Le pont franchit la rivière Antenne sur l'axe de la voie romaine Saintes–Lyon et marque la limite, sur la rivière, entre les communes de Saint-Sulpice-de-Cognac et de Cherves (Cherves-Richemont / Cherves-de-Cognac selon les sources). L'ouvrage repose sur cinq arches séparées par des pleins de largeur égale à celle des arches ; ces pleins jouent le rôle de fondations car le pont ne semble pas posséder de radier. Le pont a été reconstruit aux XVIe et XIXe siècles ; la majorité de la circulation emprunte désormais une déviation. La pyramide, érigée au XVIIIe siècle, commémore des événements militaires qui se sont déroulés sur le pont. Après la bataille de Jarnac, l'amiral Gaspard II de Coligny y rassembla les restes de l'armée protestante et y donna à la cavalerie l'ordre de se regrouper pour la retraite vers Saint-Jean-d'Angély. En 1651, pendant la Fronde, Molleville, maréchal de camp de l'armée d'Henri de Lorraine-Harcourt, y culbuta les avant-postes du prince de Condé. Selon la tradition, la pyramide était autrefois surmontée d'une croix. L'obélisque a été déposée après avoir été à plusieurs reprises percutée par des camions, puis reposée à son emplacement d'origine une fois la déviation ouverte. La pyramide a été inscrite au titre des monuments historiques le 24 mai 1965.

Liens externes