Construction initiale Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée du cromlech original.
1832
Premier relevé connu
Premier relevé connu 1832 (≈ 1832)
36 monolithes en 7 files (M. Vicars).
1883
Restauration controversée
Restauration controversée 1883 (≈ 1883)
Félix Gaillard modifie la forme du site.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique 1889 (≈ 1889)
Protection officielle du quadrilatère.
1973
Découverte de dalles centrales
Découverte de dalles centrales 1973 (≈ 1973)
Deux pierres révélées par l’érosion (A. Thom).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Quadrilatère de Crucuno (cad. B 192) : classement par liste de 1889
Personnages clés
M. Vicars - Archéologue
Auteur du premier relevé en 1832.
Félix Gaillard - Restaurateur du site
Modifie la forme en 1883.
A. Thom - Chercheur
Signale des dalles centrales en 1973.
Origine et histoire
Le quadrilatère de Crucuno, aussi appelé cromlech de Crucuno, est un monument mégalithique situé dans le village de Crucuno, à Plouharnel, dans le Morbihan. Daté du Néolithique, il est souvent présenté comme un observatoire astronomique, bien que cette interprétation repose sur une restauration controversée réalisée en 1883 par Félix Gaillard. Ce dernier a modifié la disposition des pierres pour leur donner une forme rectangulaire parfaite, orientée selon les points cardinaux et les solstices, alors que les relevés antérieurs suggéraient une configuration plus complexe et étendue.
Le premier relevé connu du site, effectué en 1832 par M. Vicars, mentionne 36 monolithes organisés en 7 files. En 1847, Cayot-Delandre décrit un groupe de menhirs disposés de manière confuse, tandis qu’un plan de 1883, post-restauration, montre 22 pierres sans élément central. En 1973, deux dalles centrales, révélées par l’érosion, ont été signalées par A. Thom. Ces variations soulignent les transformations subies par le site, dont la superficie originelle était probablement quatre fois plus grande, avec une cinquantaine de monolithes.
Classé monument historique en 1889, le quadrilatère de Crucuno illustre les débats sur les interprétations archéologiques. Les théories astronomiques avancées depuis le XIXe siècle s’appuient sur une restauration critiquée, remettant en question leur validité scientifique. Les documents antérieurs à 1883, comme les relevés cadastraux, indiquent que le site avait une forme trapézoïdale ou irrégulière, loin du rectangle actuel. Cette histoire complexe en fait un exemple marquant des enjeux de la conservation du patrimoine mégalithique.