Relevé initial 1832 (≈ 1832)
Plan de M. Vicars montrant 36 monolithes en sept files.
1847
Description du site
Description du site 1847 (≈ 1847)
Cayot-Delandre décrit des menhirs disposés de manière confuse.
1883
Restauration majeure
Restauration majeure 1883 (≈ 1883)
Félix Gaillard restaure le site en un quadrilatère rectangulaire.
1889
Classement historique
Classement historique 1889 (≈ 1889)
Le site est classé au titre des monuments historiques.
1973
Découverte de dalles
Découverte de dalles 1973 (≈ 1973)
A. Thom signale deux dalles centrales dégagées par l'érosion.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Quadrilatère de Crucuno (cad. B 192) : classement par liste de 1889
Personnages clés
Félix Gaillard
Responsable de la restauration du site en 1883
M. Vicars
Auteur d'un relevé du site en 1832
Cayot-Delandre
A décrit le site en 1847
A. Thom
A signalé des dalles centrales en 1973
Origine et histoire
Le quadrilatère de Crucuno, situé dans le village de Crucuno à Plouharnel (Morbihan), est une construction mégalithique dont l’apparence actuelle résulte d’une restauration réalisée en 1883. Souvent présenté comme un observatoire astronomique d'époque néolithique, le monument visible aujourd’hui correspond en réalité à l’intervention menée par Félix Gaillard cette année-là. Les relevés antérieurs montrent une évolution importante de la configuration du site : le plan de M. Vicars, daté de 1832, fait apparaître 36 monolithes en sept files, tandis qu’en 1847 Cayot-Delandre décrit « à l'est de Corconno, dans un champ, un groupe de menhirs confusément disposés ». Sur le plan dressé par H. Dryden et W. C. Lukis, le monument a une forme trapézoïdale et comporte vingt monolithes sans pierre centrale. Après la restauration de 1883, Gaillard présente un quadrilatère parfaitement rectangulaire de vingt-deux pierres, également sans élément central, et en 1973 A. Thom signale l’existence de deux dalles supplémentaires au centre dégagées par l’érosion. Le site et l’édifice sont classés au titre des monuments historiques depuis 1889. Le quadrilatère actuellement visible mesure environ 35 m de long sur 26 m de large ; ses côtés sont orientés selon les points cardinaux et ses diagonales correspondent aux levers et couchers solsticiaux. Cette géométrie tient à la restauration de Gaillard : les documents antérieurs, y compris des relevés cadastraux, indiquent que le site occupait une superficie beaucoup plus grande — au moins quatre fois celle du quadrilatère actuel — et comportait près d’une cinquantaine de monolithes. Les nombreuses études publiées après la restauration, qui avancent des interprétations astronomiques et des calculs géométriques très précis, s’appuient donc sur le plan établi après une restauration dont la légitimité reste discutée.