Frise chronologique
Néolithique
Construction du tumulus
Construction du tumulus
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de l’édification originale
vers 1890
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
vers 1890 (≈ 1890)
Déblaiement du tertre et premières descriptions
1900
Classement monument historique
Classement monument historique
1900 (≈ 1900)
Protection officielle du site et du menhir
1920
Publication de Zacharie Le Rouzic
Publication de Zacharie Le Rouzic
1920 (≈ 1920)
Compléments sur les fouilles (Bulletin SMPM)
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le tumulus, le quadrilatère et le menhir de Manio (cad. H 286, 287, 288) : classement par liste de 1900
Personnages clés
| Gustave de Closmadeuc - Archéologue et membre de la SMPM |
Auteur des premiers croquis (1890) |
| Zacharie Le Rouzic - Archéologue et historien local |
Publication sur les fouilles (1920) |
Origine et histoire
Le quadrilatère du Manio, situé à Carnac en Bretagne, est un site mégalithique datant du Néolithique. Il correspond aux vestiges d’un tumulus, dont l’enceinte actuelle résulte d’une restauration post-fouilles (vers 1890), partiellement fidèle aux descriptions d’époque. Le tertre, initialement surmonté d’un moulin, fut entièrement déblayé sans découverte notable, laissant place à une structure de 45 mètres de long composée de 83 pierres.
Les fouilles de 1890, menées alors que le site était recouvert par un tertre, révélèrent une double enceinte : la première, orientée est/ouest (36 m de long), était accolée à une seconde (7,50 m x 9,40 m) formée de huit à neuf pierres. Les travaux, dirigés sous l’égide de la Société polymathique du Morbihan, furent documentés par Gustave de Closmadeuc, dont les croquis et notes (1890) diffèrent de la restauration finale. Aucun artefact ne fut exhumé du tumulus.
Classé monument historique dès 1900 avec le menhir voisin le Géant du Manio, le quadrilatère illustre l’architecture funéraire néolithique. Sa localisation précise, à 45 mètres au nord du menhir, et son état actuel reflètent à la fois les interventions du XIXe siècle et les limites des connaissances archéologiques de l’époque. Les publications ultérieures, comme celles de Zacharie Le Rouzic (1920), complètent les archives initiales.
Aujourd’hui, le site s’inscrit dans un ensemble mégalithique plus large, typique du Morbihan, marqué par une concentration exceptionnelle de monuments préhistoriques. Son classement précoce souligne son importance patrimoniale, bien que sa restauration ait altéré partiellement son authenticité. Les sources disponibles (Wikipédia, Monumentum) confirment son statut de référence pour l’étude des enceintes tumulaires bretonnes.