Construction des écuries 1773-1776 (≈ 1775)
Écuries bâties pour le comte d’Artois par Chalgrin.
1789 (après)
Transformation en caserne
Transformation en caserne 1789 (après) (≈ 1789)
Réaménagement post-Révolution pour l’armée.
novembre 1823
Création d’écoles militaires
Création d’écoles militaires novembre 1823 (≈ 1823)
École de cavalerie et trompette installées.
11 novembre 1824
Transfert des écoles
Transfert des écoles 11 novembre 1824 (≈ 1824)
Départ pour Saumur après un an.
23 mars 1927
Protection des façades
Protection des façades 23 mars 1927 (≈ 1927)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur rues : inscription par arrêté du 23 mars 1927
Personnages clés
Comte d'Artois - Frère de Louis XVI
Commanditaire initial des écuries (futur Charles X).
Chalgrin - Architecte
Conçoit les écuries entre 1773 et 1776.
Origine et histoire
La caserne d'Artois, située à Versailles, trouve son origine dans un projet architectural mené entre 1773 et 1776 sous la direction de l'architecte Chalgrin. À l’époque, le terrain choisi, surnommé « camp des Fainéants », était une zone périphérique de la ville, peuplée de travailleurs précaires et de marginaux logeant dans des habitations insalubres. Ce quartier, mal famé, abritait des ouvriers, des maçons et des colporteurs, reflétant les inégalités sociales de Versailles avant la Révolution. La construction visait initialement à créer des écuries pour le comte d’Artois, frère de Louis XVI et futur Charles X, marquant ainsi son lien avec la monarchie.
Après la Révolution française, les bâtiments furent reconvertis en caserne militaire, capable d’accueillir 333 cavaliers, 530 fantassins et 224 chevaux. En 1823, une ordonnance royale y installa temporairement une école d’application de cavalerie et une école de trompette, transférées à Saumur un an plus tard. Ces transformations illustrent l’adaptation du site aux besoins changeants de l’État, passant d’un usage aristocratique à une fonction militaire et éducative. Les façades, protégées depuis 1927, témoignent aujourd’hui de ce patrimoine historique, intégré dans le site remarquable de Versailles.
Actuellement, la caserne abrite la délégation militaire départementale des Yvelines et un centre du service national, perpétuant sa vocation institutionnelle. Son inscription aux monuments historiques et sa localisation dans le périmètre protégé de Versailles soulignent son importance patrimoniale. Le quartier, autrefois stigmatisé, est désormais associé à un héritage architectural et militaire, reflétant les mutations urbaines et sociales de la ville depuis le XVIIIe siècle.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis