Construction du fort Moselle 1728-1731 (≈ 1730)
Terrassements et édification par Cormontaigne.
1732-1753
Ajout des bâtiments annexes
Ajout des bâtiments annexes 1732-1753 (≈ 1743)
Casernes, hôpital, église et auberge construits.
Années 1860-1930
Creusement du canal
Creusement du canal Années 1860-1930 (≈ 1895)
Transformation des douves en voie fluviale.
1946
Cession à la ville
Cession à la ville 1946 (≈ 1946)
Transfert des bâtiments militaires à Metz.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail avec fronton : inscription par arrêté du 24 octobre 1929
Personnages clés
Louis de Cormontaigne - Ingénieur militaire
Concepteur du fort et des fortifications.
Vauban - Ingénieur du roi
Inspirateur des plans initiaux pour Metz.
Maréchal de Belle-Isle - Commanditaire militaire
Posa la première pierre en 1728.
Origine et histoire
Le fort Moselle, édifié au XVIIIe siècle sur la rive gauche de la Moselle à Metz, fut conçu par l’ingénieur militaire Louis de Cormontaigne entre 1728 et 1731. Ce système bastionné, intégré à la double couronne de fortifications de la ville, protégeait le front nord-ouest. Ses fossés secs, transformés ultérieurement en canal, abritaient casernes, hôpital et église, reflétant l’importance stratégique de Metz sous Louis XIV et ses successeurs.
La construction mobilisa des milliers de soldats pour terrasser les fondations, tandis que des bâtiments annexes (casernes, magasins, auberge) furent ajoutés jusqu’en 1753. L’église Saint-Simon-Saint-Jude, construite en 1737, servait aux exercices militaires. Au XIXe siècle, le creusement du canal des mines de fer modifia le paysage, isolant le fort sur une île artificielle desservie par six ponts.
Désaffecté après la Révolution, le site fut cédé à la ville de Metz en 1946. Aujourd’hui, le quartier Moselle, délimité par la rivière et le canal, conserve des traces de ce passé militaire, avec des bâtiments réutilisés et un arrêt de bus perpétuant le nom historique. Les vestiges rappellent l’ingénierie de Vauban et Cormontaigne, ainsi que l’adaptation urbaine postérieure.