Propriété de la commune ; propriété de l'Etat ; propriété de la communauté d'agglomération
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1821
Début construction ensemble militaire
Début construction ensemble militaire 1821 (≈ 1821)
Aménagement des bâtiments militaires pour accueillir un régiment de cavalerie.
1837
Construction charpente Polonceau
Construction charpente Polonceau 1837 (≈ 1837)
Mise en place de la charpente conçue par l'ingénieur Camille Polonceau.
21 septembre 1854
Circulaire sur les manèges
Circulaire sur les manèges 21 septembre 1854 (≈ 1854)
Publication d'une circulaire préconisant ce type de charpente pour les manèges militaires.
2 juillet 2002
Première inscription monument historique
Première inscription monument historique 2 juillet 2002 (≈ 2002)
Première inscription du manège Rochambeau au titre des monuments historiques.
18 décembre 2020
Seconde inscription monument historique
Seconde inscription monument historique 18 décembre 2020 (≈ 2020)
Seconde inscription du manège Rochambeau au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le manège en totalité (cad. AR 544) ; les façades et toitures des écuries I (cad. AR 540, 542) , K (cad. AR 541) et L (cad. AR 541, 543) : inscription par arrêté du 2 juillet 2002 ; Les façades et toitures de l'écurie H de l'ancien quartier de cavalerie dit quartier Rochambeau, le tout situé sur la parcelle numérotée 584, figurant au cadastre section AK : inscription par arrêté du 18 décembre 2020
Personnages clés
Camille Polonceau
Ingénieur ayant conçu la charpente du manège.
Origine et histoire
Le manège Rochambeau se situe au cœur du quartier militaire de Vendôme, entre les deux bras du Loir et à la limite des zones inondables. Il appartient à un ensemble de bâtiments militaires — écuries, logements et autres dépendances — aménagé à partir de 1821 pour accueillir un régiment de cavalerie au complet et éviter la dispersion des troupes vers d’autres lieux. Dès l’origine, la construction d’un grand manège fut jugée nécessaire pour améliorer l’instruction des cavaliers. La construction combine un soubassement en pierre de taille, des assises en pierre de moyenne dimension puis un blocage recouvert d’enduit, ce qui anime des façades longues qui pourraient autrement paraître monotones. Les fenêtres en plein cintre qui rythment les façades longitudinales introduisent une travée visible également dans les bâtiments des écuries, où les portes sont surmontées d’arcs en plein cintre ou encadrées de fenêtres rectangulaires. La charpente du manège suit le système imaginé en 1837 par l’ingénieur Camille Polonceau et associe éléments en bois, en fer et en fonte : les arbalétriers en bois sont soutenus par des contrefiches en fonte reliées entre elles par des tirants de fer. Ce type de charpente était préconisé pour couvrir les manèges militaires de première classe, comme le rappelle la circulaire du 21 septembre 1854. Très peu de charpentes de ce modèle subsistent aujourd’hui ; en région Centre, celle du manège Rochambeau est la seule visible et se trouve en état relativement bon. Le manège fait l’objet de deux inscriptions au titre des monuments historiques, par arrêtés des 2 juillet 2002 et 18 décembre 2020.