Frise chronologique
Néolithique
Construction des alignements
Construction des alignements
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Érection des cinq rangées de menhirs.
1850
Première mention écrite
Première mention écrite
1850 (≈ 1850)
Citation par Danjou de la Garenne.
1880-1881
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1880-1881 (≈ 1881)
Découverte de cendres et charbons (alignement A).
18 septembre 1929
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
18 septembre 1929 (≈ 1929)
Protection de quatre alignements et de la Roche Carrée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Quatre alignements mégalithiques (cad. B 444, 445, 457, 460, 461, 481) : classement par arrêté du 18 septembre 1929
Personnages clés
| Danjou de la Garenne - Historien local |
Premier à mentionner les alignements (1850). |
| Jean-Baptiste Ogée - Géographe |
Auteur du *Dictionnaire de Bretagne* (1853). |
| P. Bézier - Archéologue |
Auteur de l’*Inventaire mégalithique* (1883). |
| L. Collin - Professeur de géologie |
Étudie le site (1928-1930), obtient son classement. |
Origine et histoire
Les alignements de Lampouy, situés sur la commune de Médréac en Ille-et-Vilaine (Bretagne), sont un ensemble de cinq rangées mégalithiques érigées au Néolithique. Implantés sur un plateau entre 100 et 150 m d’altitude, ils s’étendent sur 230 m d’est en ouest et plus de 500 m du nord au sud, avec des orientations variables. Les monolithes en quartzite, extraits localement, forment des alignements de tailles et d’axes divergents, suggérant une construction progressive ou des fonctions distinctes.
Les premières mentions écrites remontent à 1850 avec Danjou de la Garenne, puis en 1853 dans le Dictionnaire historique de Bretagne d’Ogée sous le nom de tombelles du Chênot. En 1883, P. Bézier en inventorie quatre dans son Inventaire mégalithique d’Ille-et-Vilaine, le cinquième étant alors masqué par la végétation. Des fouilles en 1880-1881 sur l’alignement des Longs Points ne révèlent que des cendres et charbons, indiquant peut-être un usage funéraire ou rituel.
Entre 1928 et 1930, le professeur L. Collin mène une étude approfondie et constate la dégradation des menhirs, obtenant leur classement au titre des monuments historiques le 18 septembre 1929 pour quatre alignements et la Roche Carrée. Les alignements, désignés de A à E (ou par leurs noms locaux comme Grande Épine ou Bergerons), comptent entre 8 et 11 menhirs chacun, majoritairement renversés. Leur disposition et leur orientation heterogeneous (nord-sud pour E, ouest-nord-ouest pour C et D) interrogent encore sur leur signification symbolique ou astronomique.
Les sources archéologiques soulignent l’extraction locale des pierres (à 100-250 m au nord) et leur lien possible avec d’autres menhirs voisins, comme ceux de Guitté ou de la Roche Carrée. Bien que partiellement protégés, les alignements restent vulnérables à l’érosion et à la végétation, témoignant des défis de préservation des sites mégalithiques bretons.