Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Datation estimée des tumuli.
1883
Signalement d'un cinquième tumulus
Signalement d'un cinquième tumulus
1883 (≈ 1883)
Tumulus circulaire aujourd’hui disparu.
21 juin 1960
Protection du Gros Dognon
Protection du Gros Dognon
21 juin 1960 (≈ 1960)
Inscription comme monument historique.
19 octobre 1960
Protection du tumulus de la Justice
Protection du tumulus de la Justice
19 octobre 1960 (≈ 1960)
Inscription comme monument historique.
8 janvier 1962
Protection du Vieux Breuil
Protection du Vieux Breuil
8 janvier 1962 (≈ 1962)
Inscription comme monument historique.
13 septembre 2012
Protection du Petit Dognon
Protection du Petit Dognon
13 septembre 2012 (≈ 2012)
Inscription comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique lié aux tumuli. |
Origine et histoire
Les tumuli de Tusson forment un ensemble de quatre monuments funéraires préhistoriques situés sur le plateau à l’est du bourg de Tusson, dans le département de la Charente. Ces structures ovales, alignées selon un axe sud-ouest/nord-est et distantes d’environ 200 mètres, comptent parmi les plus imposantes d’Europe. Elles portent les noms de tumulus de la Justice, Petit Dognon, Gros Dognon et Vieux Breuil, et n’ont jamais fait l’objet de fouilles archéologiques. Leur taille varie : le Gros Dognon, trapézoïdal, mesure 138 mètres de long pour une hauteur de 10 mètres, tandis que le Petit Dognon (57,40 m) a été sectionné par un chemin. Un cinquième tumulus, le Magnou, éventré et plus petit, se trouve à 600 mètres au sud-ouest.
Ces tumuli ont été progressivement protégés au titre des monuments historiques : le Gros Dognon en 1960, suivi du tumulus de la Justice la même année, puis du Vieux Breuil en 1962 et enfin du Petit Dognon en 2012. Leur datation remonte au Néolithique, période marquée par l’émergence de structures funéraires collectives en Europe. Un cinquième tumulus circulaire, signalé en 1883 mais aujourd’hui disparu, complétait autrefois cet ensemble. Les sources mentionnent également des références bibliographiques, comme les travaux de Roger Joussaume ou Jean-Sébastien Pourtaud, qui situent ces monuments dans le contexte plus large du mégalithisme du Centre-Ouest.
L’alignement et la taille exceptionnelle de ces tumuli suggèrent une organisation sociale complexe et une volonté de marquer durablement le paysage. Leur préservation, malgré l’absence de fouilles, en fait des témoins uniques des pratiques funéraires néolithiques. La localisation en Charente, région riche en sites mégalithiques, renforce leur intérêt archéologique. Les descriptions disponibles soulignent leur visibilité depuis l’horizon, renforçant leur dimension symbolique et commémorative pour les populations anciennes.