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Raffinerie à sel d'Ars-en-Ré en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine industriel

Raffinerie à sel d'Ars-en-Ré

  • Rue de Mouillebarbe
  • 17590 Ars-en-Ré
Crédit photo : Patrick Despoix - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
17590 Ars-en-Ré, Rue de Mouillebarbe

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1817
Création de la raffinerie
1861
Apogée de la production
1905
Vente de la raffinerie
1914
Fermeture définitive
9 mars 1989
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade-pignon en pierre de taille située au nord-est ; base de la cheminée ; citerne (cad. AC 708) : inscription par arrêté du 9 mars 1989

Personnages clés

Benjamin Dubois-Fontaine - Négociant en sel et fondateur Créateur de la raffinerie en 1817.

Origine et histoire de la Raffinerie à sel

La raffinerie à sel d'Ars-en-Ré a été construite au 1er quart du XIXe siècle, plus précisément en 1817, à l'initiative de Benjamin Dubois-Fontaine, négociant en sel. Son objectif était de purifier le sel récolté dans les marais salants environnants en éliminant les particules terreuses et en le blanchissant. Ce site industriel, équipé de trois chaudières en 1861, employait alors 20 ouvriers et produisait annuellement 1 500 tonnes de sel traité, exporté via le port d'Ars. L'établissement a joué un rôle clé dans la relance du commerce local du sel au XIXe siècle, avant d'être vendu en 1905 à la Société salinière de l’Ouest et de cesser son activité en 1914, faute de charbon pour alimenter ses machines.

Le bâtiment, marqué par une architecture néo-classique avec un pignon en pierre de taille, domine le paysage portuaire face aux marais salants. Il se compose de deux travées : l’une abritait le moulin de séchage, l’autre les chaudières. Bien que sa cheminée ait été démolie en 1977 pour des raisons de sécurité, la raffinerie reste un témoignage architectural et historique majeur. Certains éléments, comme la façade-pignon, la base de la cheminée et une citerne, ont été inscrits aux monuments historiques par arrêté du 9 mars 1989, préservant ainsi ce patrimoine industriel unique.

Avant sa création, l’île de Ré était déjà réputée pour ses marais salants, mais la raffinerie a modernisé la production en introduisant des techniques de traitement industriel. Son déclin au début du XXe siècle reflète les bouleversements économiques de l’époque, notamment la raréfaction des ressources énergétiques comme le charbon. Aujourd’hui, le site rappelle l’importance historique du sel dans l’économie locale et régionale, ainsi que l’ingéniosité des entrepreneurs comme Dubois-Fontaine, qui ont marqué le paysage industriel de la Charente-Maritime.

Liens externes

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