Redoute de Biscarzoun (également sur commune d'Ascain) à Ascain dans les Pyrénées-Atlantiques

Patrimoine classé Patrimoine défensif Fortification Redoute

Redoute de Biscarzoun (également sur commune d'Ascain)

  • La redoute de Biscarzoun
  • 64310 Saint-Pée-sur-Nivelle
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1793-1794
Campagne militaire initiale
1813
Combats décisifs
1992
Inscription historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Redoute de Biscarzoun (cad. C 589) : inscription par arrêté du 31 décembre 1992

Personnages clés

Taupin Général dont la division tenait la redoute de Biscarzoun en 1813.
Duc de Wellington Commandant des troupes alliées lors des combats de 1813.
Maréchal Soult Responsable de la défense française lors des affrontements de 1813.

Origine et histoire de La redoute

Les fortifications de la Rhune sont un ensemble de petites redoutes militaires contemporaines, implantées sur les crêtes qui bordent la frontière entre la France et l'Espagne et réparties sur plusieurs communes dont Ascain, Sare et Urrugne. Construites pour certaines lors de la campagne de 1793-1794, ces positions ont été réutilisées au début du xixe siècle pour ralentir l’avancée des troupes alliées commandées par le futur duc de Wellington. Plus d’une vingtaine d’ouvrages ponctuent le paysage : redoutes en étoile, quadrilatérales, pentagonales ou ovoïdes, parfois adossées à des ruines ou creusées dans le roc, et treize d’entre elles sont inscrites au titre des monuments historiques. Ces fortifications, destinées à abriter des fantassins et à offrir des points d’observation, présentaient des tranchées généralement peu protégées qui facilitaient les déplacements défensifs mais limitaient les possibilités de contre-attaque. Certaines redoutes disposaient d’artillerie, exposée sur des pentes fortes comme celles de la Rhune, ce qui les rendait vulnérables aux tirs ennemis. Les combats de la Révolution et des guerres napoléoniennes s’y sont succédé : les affrontements de 1793-1794 opposèrent forces françaises et troupes espagnoles sur plusieurs crêtes, tandis qu’en 1813 la chaîne formait le verrou défendu par le maréchal Soult contre l’armée anglo-hispano-portugaise de Wellington. Au cours des opérations d’octobre et novembre 1813, la faiblesse relative du dispositif et l’inexpérience de certains défenseurs expliquent en partie la progression des Alliés et la retraite des forces françaises vers Saint-Pée-sur-Nivelle. La redoute de Biscarzoun, située sur la commune d’Ascain à la cote 185 mètres et s’étendant aussi sur Saint-Pée-sur-Nivelle, illustre ces aménagements. Perchée au sommet d’un mamelon, elle forme un heptagone irrégulier ; son périmètre approche cent mètres pour une superficie d’environ 650 m², avec un entassement de blocs rocheux en son centre. À quelque 75 mètres au sud-est, une tranchée en arc de cercle permettait de couvrir un angle mort qui gênait les artilleurs de la batterie principale. Au début des combats de novembre 1813, Biscarzoun paraît avoir été tenue par des éléments de la division Taupin, notamment le 47e de ligne, mais elle aurait été conquise sans combat, vraisemblablement sur ordre de son commandement. L’ouvrage est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1992. Comme d’autres redoutes de la Rhune, Biscarzoun témoigne de l’adaptation des fortifications à une topographie accidentée et des limites tactiques de ces petits ouvrages face à des offensives massives.

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