Construction de la redoute 1775 (≈ 1775)
Financée par Louis XVI, dirigée par le comte de Mailly.
1780
Achèvement des travaux portuaires
Achèvement des travaux portuaires 1780 (≈ 1780)
Érection d’un obélisque sur la place.
1930
Camp de vacances laïque
Camp de vacances laïque 1930 (≈ 1930)
Réutilisation par les Jeunesses républicaines.
novembre 1942
Occupation allemande
Occupation allemande novembre 1942 (≈ 1942)
Intégration à la 19e armée allemande.
19 août 1944
Destruction par les Allemands
Destruction par les Allemands 19 août 1944 (≈ 1944)
Explosion des munitions ravageant Port-Vendres.
23 avril 1991
Inscription monument historique
Inscription monument historique 23 avril 1991 (≈ 1991)
Protection des vestiges (arrêté ministériel).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Redoute de Mailly (vestiges) (cad. AH 67) : inscription par arrêté du 23 avril 1991
Personnages clés
Augustin-Joseph de Mailly (comte de Mailly) - Intendant du Languedoc
Commanditaire de la redoute en 1775.
Louis XVI - Roi de France
Financeur des travaux portuaires et militaires.
Vauban - Ingénieur militaire
Concepteur initial du port en 1700.
Origine et histoire de la Redoute de Mailly
La redoute de Mailly fut construite en 1775 à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) sous l’impulsion du comte de Mailly, intendant du Languedoc, grâce à des subventions de Louis XVI. Elle complétait les défenses du port militaire conçu initialement par Vauban en 1700, en utilisant les déblais des travaux portuaires pour ériger une place surmontée d’un obélisque en 1780. L’ouvrage semi-circulaire, entouré de fossés taillés dans le roc, abritait un réduit avec corps de garde, magasins à poudre et citerne, le tout protégé par un chemin de ronde crénelé.
Au XXe siècle, la redoute fut réutilisée comme camp de vacances par la Fédération des Jeunesses laïques dans les années 1930. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut occupée par l’armée allemande (19e armée) à partir de novembre 1942. Les Allemands y installèrent une batterie côtière (MKB Mailly) équipée de canons français et russes, avant de la détruire le 19 août 1944 en faisant sauter leurs stocks de munitions, ravageant une grande partie de Port-Vendres. Les vestiges furent inscrits aux monuments historiques en 1991.
L’armement de la redoute évolua selon les occupations : en 1939, elle abritait 2 canons de 95 mm de la Marine nationale. Sous occupation allemande (1943–1944), elle fut dotée de pièces de DCA (Flak 39), d’un mortier de 81 mm, et de canons russes de 76 mm. En juin 1944, les canons de 95 mm furent remplacés par 4 pièces de 75 mm Flak M.33, avant sa destruction finale. Aujourd’hui, subsistent principalement les murs de moellons talutés et deux réduits aux entrées protégées par des encorbellements.