Construction sous Louis XVI 1779 (≈ 1779)
Début des travaux pour trois redoutes côtières.
1780
Achèvement de la redoute
Achèvement de la redoute 1780 (≈ 1780)
Mise en service jusqu’en 1815.
1840
Ajout de la bretèche
Ajout de la bretèche 1840 (≈ 1840)
Rénovation sous la monarchie de Juillet.
1940-1944
Intégration au Mur de l’Atlantique
Intégration au Mur de l’Atlantique 1940-1944 (≈ 1942)
Occupation allemande et ajout de bunkers.
30 mars 1978
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 30 mars 1978 (≈ 1978)
Protection officielle de l’État.
1983-2022
Restauration complète
Restauration complète 1983-2022 (≈ 2003)
Travaux de sauvegarde et valorisation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Redoute (ancienne) (cad. G 3, 4) : inscription par arrêté du 30 mars 1978
Personnages clés
Louis XVI - Roi de France
Commanditaire de la construction en 1779.
Vauban - Ingénieur militaire
Inspiration du modèle architectural (1699).
Origine et histoire de la Redoute
La redoute de Merville fut construite en 1779 dans le cadre d’un projet défensif visant à protéger le littoral normand des attaques anglaises. Intégrée à un système de trois redoutes, elle surveillait spécifiquement l’embouchure de l’Orne et les passes de Ouistreham. Achevée en 1780, elle resta en service jusqu’à la chute du Premier Empire en 1815, avant d’être partiellement abandonnée puis réaménagée sous la monarchie de Juillet avec l’ajout d’une bretèche au-dessus de son entrée.
Au XIXe siècle, la redoute servit brièvement de poste de douanes avant d’être vendue à un particulier, puis laissée à l’abandon. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut intégrée au Mur de l’Atlantique par les Allemands, entourée de bunkers formant le Stützpunkt Franceville West. Après 1945, en ruine, elle fut rachetée par l’État en 1979 et classée Monument Historique en 1978. Sa restauration, débutée en 1983, s’acheva en 2022.
Architecturalement, la redoute suit les principes de Vauban, avec une forme en fer à cheval semi-enterrée, entourée autrefois de fossés inondables à marée haute. Dotée de deux canons de 24 et d’un mortier, elle pouvait abriter 30 soldats et un officier. Les vestiges allemands, comme deux tobrouks sur sa plateforme, témoignent de son réemploi stratégique. Aujourd’hui, c’est le seul édifice conservé intact du système défensif originel.
La redoute illustre l’évolution des fortifications côtières, de la menace anglaise au XVIIIe siècle à l’occupation allemande au XXe. Son histoire reflète aussi les enjeux de préservation du patrimoine militaire, sauvé in extremis par son classement et une restauration longue de près de 40 ans.