Construction de la redoute 1779 (≈ 1779)
Début de la construction sous Louis XVI pour protéger le littoral des incursions anglaises.
1780
Achèvement de la redoute
Achèvement de la redoute 1780 (≈ 1780)
Fin des travaux de construction de la redoute de Merville.
1815
Fin de l'occupation constante
Fin de l'occupation constante 1815 (≈ 1815)
La redoute est constamment occupée et entretenue jusqu'à la chute du Premier Empire.
1840
Restauration par la monarchie de Juillet
Restauration par la monarchie de Juillet 1840 (≈ 1840)
La monarchie de Juillet remet la redoute en état et fait édifier une bretèche.
1978
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1978 (≈ 1978)
La redoute est inscrite au titre des monuments historiques.
1979
Rachat par les Domaines
Rachat par les Domaines 1979 (≈ 1979)
La redoute est rachetée par les Domaines.
1983
Début de la restauration
Début de la restauration 1983 (≈ 1983)
Début des travaux de restauration du site.
2022
Fin de la restauration
Fin de la restauration 2022 (≈ 2022)
Achèvement des travaux de restauration de la redoute.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Redoute (ancienne) (cad. G 3, 4) : inscription par arrêté du 30 mars 1978
Personnages clés
Louis XVI
Roi de France sous lequel la redoute a été construite.
Vauban
Ingénieur militaire ayant préconisé le projet de construction de la redoute lors de sa visite en 1699.
Origine et histoire de la Redoute
La redoute de Merville, seul vestige de l’ensemble défensif de l’embouchure de l’Orne, se dresse à Merville‑Franceville‑Plage (Calvados) ; c’est un ancien édifice militaire construit sous Louis XVI en 1779. Le projet de trois redoutes, adopté en janvier 1779 pour protéger le littoral des incursions anglaises, prévoyait que Merville surveille l’embouchure de l’Orne, Ouistreham les passes de la rivière et un troisième ouvrage contrôle la fosse de Colleville, susceptible de recevoir de gros navires ; seule la redoute de Merville subsiste intégralement, celle de Colleville ayant été partiellement détruite. Achevée en 1780, elle est constamment occupée et entretenue jusqu’à la chute du Premier Empire en 1815. Après des années de négligence, la monarchie de Juillet la remet sommairement en état et fait édifier une bretèche au‑dessus de l’entrée ; vers 1870–1880 elle sert de poste de douanes avant d’être vendue à un particulier, puis abandonnée par ses descendants. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la redoute est intégrée au dispositif allemand du mur de l’Atlantique et entourée d’un réseau de bunkers et de casemates formant le Stützpunkt Franceville West, codé Stp 05. Après la guerre, l’ouvrage tombe en ruine ; il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 30 mars 1978 et est racheté par les Domaines en 1979. La restauration du site commence en 1983 par un débroussaillage qui révèle l’importance de l’ouvrage et l’ampleur des travaux à réaliser ; elle s’achève en 2022.
La redoute est une petite forteresse semi‑enterrée, construite selon le projet préconisé par Vauban lors de sa visite en 1699. En forme de fer à cheval, elle était entourée de fossés que la mer remplissait à marée haute lorsque l’édifice était complètement cerné par les flots ; depuis le XIXe siècle la zone dunaire de la Pointe de Merville s’est étendue vers le large et, en 1940, la redoute était déjà isolée dans les dunes. L’entrée se trouve au sud‑est et s’ouvre sur un passage voûté franchissant le rempart formé par un talus de 5,50 mètres de hauteur, soutenu de chaque côté par des murs en pierre de Ranville ; la bretèche en brique visible au‑dessus du portail date de 1840. Conçue pour la surveillance et la défense du littoral, elle était équipée de deux canons de 24, d’un mortier et d’un magasin à poudre, et pouvait loger trente hommes et un officier. La plateforme aménagée dans l’arrondi de l’édifice permettait de contrôler toute la baie ; les deux tobrouks installés par les Allemands pendant la guerre ont été conservés sur cette plate‑forme. On y distingue encore aujourd’hui l’escalier menant à la plateforme, la cour, les logements des gardes et des canonniers, le corps de garde, le magasin à poudre et un cadran solaire.